Gillot a imposé son style

Ludovic Obraniak

Ludovic Obraniak s'épanouit sous l'égide de Francis Gillot. (Reuters)

Avec sept points en trois rencontres, Bordeaux constitue l'une des bonnes surprises de la saison. A sa tête, Francis Gillot a mis en place un schéma de jeu et une philosophie qui semble enfin payer. Mais l'entraîneur des Girondins ne souhaite pas s'emballer trop vite, il lui reste encore beaucoup de travail.

N’oublions pas Bordeaux. Depuis 48 heures, les commentaires (à raison) se poursuivent sur le nouveau nul du PSG, le troisième d’affilée en Ligue 1 en autant de journées, après ce 0-0 concédé contre les Girondins. Mais rendons aux hommes de Francis Gillot ce qui leur est dû. Si les Parisiens ont échoué, c’est parce que leurs adversaires les ont parfaitement contrariés au point de réduire considérablement le nombre de leurs franches occasions de but, à chaque fois par Ibrahimovic: un coup-franc version scud mesuré à 126 km/h (53e), et un tir en pivot du gauche qui a tutoyé le montant droit de Carrasso (73e). Pour contenir au maximum le grand Suédois, danger numéro un du PSG, Gillot avait choisi d’aligner trois défenseurs centraux.

Ciani, Henrique et Sané ont donc limité le danger dans l’axe, sans que Paris d’ailleurs n’insiste sur les côtés pour faire trébucher la défense girondine, une des critiques formulées contre Ancelotti. Avec Marange et Mariano sur les côtés, ce dernier étant précieux par son apport offensif, l’arrière-garde girondine s’est montrée performante. Surtout, le milieu composé de Saivet, N'Guemo, et Obraniak s’est appliqué à ressortir le ballon proprement, sans s’affoler. Certes, le pressing des joueurs d’Ancelotti était loin d’être très agressif mais les Bordelais ont joué dans les intervalles, respectant une distance raisonnable entre les coéquipiers. Bref, un bloc compact et une circulation cohérente pour tenter d’amener la balle dans de bonnes conditions pour un Diabaté qui n’hésitait pas à décrocher.

Le grand attaquant malien a également beaucoup apporté par sa capacité à servir de pivot et conserver la balle malgré la très physique paire Sakho-Alex sur son dos. Les Girondins ne se sont pas contentés donc de bétonner en attendant un hypothétique contre. Francis Gillot a gagné son match tactique sur Carlo Ancelotti, pourtant réputé en la matière. Et le coach des Girondins l’a fait en changeant six titulaires (*) par rapport au match de Ligue Europa à Belgrade trois jours plus tôt (0-0). Le club du président Triaud a maintenant un banc et le travail de Gillot porte ses fruits, après un temps d’adaptation au début de l'exercice 2011-2012.

N’oublions pas non plus que Sochaux, coaché par l’ex-joueur de Lens, avait terminé à la 5e place du championnat en mai 2011 avec des joueurs comme Martin, Maurice-Bellay, Maïga ou Boudebouz. Les trois premiers ont quitté le Doubs, le dernier devrait rejoindre Marseille. L’absence de Gillot pèse aussi du côté de Bonal. Et ce n’est pas les Girondins qui s’en plaindront même si Paris les a privés d’une 9e victoire consécutive en Ligue 1.

*: Planus, Gouffran, Ben Khalfallah, Maurice-Bellay, Sertic et Trémoulinas. Plasil, lui, remplaçant en Ligue Europa est entré en jeu au Parc (77e).

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