Le jour où l'OM a renversé Montpellier

Le jour où l'OM a renversé Montpellier©Media365
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Quentin Lecointe, publié le jeudi 26 janvier 2017 à 14h00

Alors que Marseille reçoit Montpellier ce vendredi, nous vous proposons de revivre l'une des rencontres marquantes de notre championnat avec l'incroyable retournement de situation opéré par l'OM ce soir d'août 1998.

Il y a certains matchs qui relèvent de l'irrationnel, de l'inexplicable tant leur scénario est hors du commun. Le match de la 3e journée de la saison 1998-1999 entre Marseille et Montpellier s'inscrit assurément dans cette catégorie. Avec Rolland Courbis à sa tête, l'OM présente une belle armada avec des joueurs comme Laurent Blanc, Robert Pirès ou Fabrizio Ravanelli. C'est pourtant l'outsider du soir qui faire preuve d'une efficacité insolente en marquant trois buts en huit minutes  (Bakayoko, 15e, Robert, 19e, Sauzée 23e), avant que celui qui va devenir quelques années plus tard la tête de turc du Vélodrome n'inscrive un doublé (34e). A la pause, les joueurs olympiens rejoignent les vestiaires sous une énorme bronca et certains supporters préférèrent quitter le stade devant cette humiliation. Alors que les Marseillais s'attendent à se faire passer un savon par Coach Courbis à la pause, le natif de Toulon se veut positif et explique à ses joueurs que si Montpellier a réussi à inscrire quatre buts en une mi-temps, ils en sont également tout à fait capables. Dans le vestiaire d'en face, son homologue Jean-Louis Gasset se méfie de ce scénario presque trop beau : « Mener 4-0 à la mi-temps avait un côté un peu surréaliste qui m'inquiétait » explique-t-il avec le recul.

"Nous ne touchions plus terre"

La deuxième période ne démarre pourtant pas comme les Phocéens pouvaient l'espérer. Au contraire, ce sont les Montpelliérains qui se montrent dangereux avec une balle de 5-0 que parvient à sortir in extremis Stéphane Porato devant Pascal Fugier. Marseille trouve pour la première fois l'ouverture dans cette rencontre par l'intermédiaire de Maurice (61e), avant que Dugarry, fraîchement entrée en jeu, n'inscrive un doublé dans la foulée (64e et 71e).  Voilà que l'OM n'a plus qu'un seul but de retard alors qu'il reste 20 minutes à jouer. Le Vélodrome passe alors de l'hostilité à la furie en quelques instants. « Quand on a commencé à revenir et que le public nous portait, nous sommes entrés dans une espèce d'euphorie comme tu en connais peu de fois dans ta carrière. Comme si nous ne touchions plus terre en fait », a reconnu Eric Roy il y a quelques années dans des propos accordés à SoFoot.

"On rentrait dans l'irrationnel"

Le vent a tourné, l'euphorie porte les Olympiens qui sont désormais dans l'obligation d'au moins arracher le match nul devant un public déchaîné. Eric Roy s'en charge (84e) avant que les Héraultais ne craquent en concédant un penalty dans les ultimes secondes après une faute de Cyril Serredszum sur Robert Pirès. Laurent Blanc transforme la sentence dans une ambiance indescriptible. « Personne n'a compris ce qui s'est passé ce soir-là », avouera Jean-Christophe Rouvière, capitaine de Montpellier ce soir-là, à SoFoot. « Déjà, rentrer aux vestiaires à la pause au Vélodrome avec quatre buts d'avance, face à cette équipe, ça relevait de l'impossible. Mais se faire rattraper et devancer en moins de trente minutes, on entrait dans l'irrationnel ». Une soirée historique qui près de dix ans après est toujours dans les mémoires.

 
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