L1 - PSG-Monaco : Leonardo Jardim encore vainqueur de son match avec Unai Emery

L1 - PSG-Monaco : Leonardo Jardim encore vainqueur de son match avec Unai Emery©Media365
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Geoffrey Steines, publié le lundi 30 janvier 2017 à 07h42

Cette fois, le coup n'aura pas été gagnant pour Leonardo Jardim. Mais l'entraineur de Monaco a, comme au match aller, remporté dimanche son match dans le match avec son homologue du PSG, Unai Emery.

DE L'UN DE NOS ENVOYES SPECIAUX AU PARC DES PRINCES

Cette fois, le coup n'aura pas été gagnant pour Leonardo Jardim. Mais l'entraineur de Monaco a, comme au match aller, remporté dimanche son match dans le match avec son homologue du PSG, Unai Emery. L'ASM n'a ramené qu'un nul du Parc des Princes (1-1), un résultat qui parait miraculeux avec l'égalisation de Bernardo Silva dans le temps additionnel. Sauf qu'il découle d'une logique implacable et le club de la Principauté aurait même pu espérer mieux à la vue d'une seconde période où il a franchement dominé le quadruple champion de France. Les statistiques le démontrent, les Parisiens ont subi le plus clair du temps. Ils ont concédé sept tirs cadrés (contre quatre pour l'ASM), treize corners et quarante-quatre centres. Des statistiques monstrueuses, impensables pour ce PSG qui règne sur la L1 sans partage depuis 2013. Mais les Parisiens sont tout simplement tombés sur plus forts qu'eux.
Lemar en troisième milieu
D'abord parce que Monaco a nourri sa confiance de six premiers mois accomplis, quand son rival a trop souvent balbutié son football. L'ASM est ainsi arrivée dans la Capitale avec bien plus de certitudes qu'un PSG, certes en progrès depuis un mois, mais toujours en attente d'un match-référence. Ensuite parce que Jardim a mis en place un schéma qui « a parfois posé des problèmes » au PSG, selon l'euphémisme utilisé par Blaise Matuidi en zone mixte après la rencontre. En réalité, les soucis rencontrés par le PSG ont été quasi constants. En effet, le technicien portugais avait choisi d'aligner son onze habituel, contrairement au match aller où il avait pris l'option Djibril Sidibé en milieu droit avec réussite. Mais à la perte du ballon, le 4-4-2 monégasque se métamorphosait. Lemar venait compléter le milieu de terrain, aux côtés de Tiémoué Bakayoko et Fabinho. Falcao était alors entouré de Valère Germain à sa gauche et de Bernardo Silva pour former un 4-3-3 bien plus efficace pour contrer le dispositif parisien.
Jardim : « Ça a créé beaucoup de difficultés au PSG »
Mission accomplie, comme s'en est félicité Jardin en conférence de presse. « On était très bien dans le match tactiquement, on a changé notre position habituelle et on a gêné la construction à trois du PSG. Normalement, on fait le pressing à deux. Là, on s'est adaptés. Ça a créé beaucoup de difficultés au PSG, qui était un peu surpris à mon avis. » Emery ne s'est pas voilé la face et a admis la supériorité monégasque dans son positionnement sur le terrain. « Monaco a imposé un pressing plus haut et ce n'était pas facile pour nous de le surmonter, a reconnu le coach du PSG. La maîtrise n'était pas claire. Nous voulions plus de possession, mais ce n'était pas facile. Quand nous avons surmonté la pression, nous avons fait de bonnes attaques. Mais nous avons manqué de sensibilité dans la dernière passe pour obtenir plus d'occasions pour marquer. Quand nous n'avions pas le ballon, nous n'avons pas tout bien fait dans le pressing, contrairement aux autres matchs. »
Le PSG était obligé d'allonger
Au final, rien n'a vraiment marché comme prévu pour les Parisiens, en dehors d'un temps fort d'une vingtaine de minutes en première période. Il était très compliqué pour Kevin Trapp ou Alphonse Areola de relancer court dans de bonnes conditions. Les défenseurs avaient aussi un mal fou à trouver les relais au milieu de terrain et ont été contraints d'allonger trop souvent. Une fois le PSG installé dans le camp adverse, son talent individuel a fait frissonner les Monégasques par instants. Mais le tout a franchement manqué de continuité et Emery attribuait même le rebondissement de fin de match à cela. « Collectivement, le problème est que nous n'avons pas maîtrisé comme nous voulions. Ça a donné 90 minutes dures et ouvertes. Nous ne pouvons pas dire que nous avons soumis l'adversaire à notre idée de jeu. » « Le PSG a eu une belle possession de balle, comme souvent, a souligné Valère Germain (56% pour le PSG). Cela a été compliqué pour eux de trouver des décalages car nous avons bien défendu. Il n'y a pas eu beaucoup d'occasions de buts des deux côtés. »
Des centres pour pas grand-chose
Le seul hic dans la copie rendue par Monaco, c'est qu'il n'a pas forcément transformé sa domination en une litanie d'occasions. L'ASM s'est trop souvent retrouvée à tenter des centres et a buté sur une charnière centrale parisienne impériale dans le domaine aérien. Elle a aussi peiné à trouver sa doublette Falcao-Germain, bien moins influente dans le jeu qu'à l'accoutumée, enchaînant de fait les frappes lointaines pour se montrer dangereuse. « Notre objectif, c'était la transition, a justifié Jardim pour expliquer la non-titularisation de Guido Carrillo et de son gabarit pour lutter à la tête. Valère a plus travaillé sur le côté gauche que d'habitude, parce que tactiquement, on avait besoin de faire un pressing à trois. Dans la construction, on a manqué de vitesse de décision, mais Valère a fait un gros travail tactique. » Monaco avait décidément envie de contrer le PSG avant de songer à mettre son jeu en place et de ce point de vue-là, il a largement réussi son pari. Une preuve supplémentaire que Jardin est de la trempe des grands coachs. De ceux qui peuvent guider une équipe jusqu'au titre en fin de saison.

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