Fusion : PSG, MHSC, ETG, le foot aussi a tenté l'expérience

Fusion : PSG, MHSC, ETG, le foot aussi a tenté l'expérience©Media365
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Nicolas Kohlhuber, publié le mardi 14 mars 2017 à 12h35

L'annonce de la fusion du Stade Français et du Racing 92 a fait l'effet d'une bombe dans le monde du rugby. Un changement qui pourrait changer la face du rugby français à court terme. Dans le football français, ce n'est pas une histoire récente...



Les réussites


Si le Paris Saint-Germain règne sur le football français actuel, c'est grâce à une fusion. En quelques sortes. A la fin des années 1960, il n'y a plus de club professionnel dans l'élite. Pour combler ce manque, la Fédération lance un grand projet. Il donne naissance au Paris FC. Pour éviter de commencer tout en bas de l'échelle, une fusion s'impose. Les dirigeants jettent leur dévolu sur le Stade Saint-Germanois. A l'issue de la saison 1969-70, le club est promu en National. Une aubaine. La fusion est effective en 1970. Sur le terrain tout se passe bien. Le club découvre la Division 1 en 1971. Dans les coulisses, ce n'est pas si beau. Des tensions, notamment avec la Mairie de Paris poussent au divorce dès 1973. La section professionnelle traverse les turbulences sans trop de pertes : elle reste dans l'élite sous son nom historique. La suite ? Une coupe des coupes, six championnats de France, dix coupes de France, .... Le dernier club a avoir remporté le titre national est lui aussi arrivé là grâce à une fusion : Montpellier. Le Stade Olympique Montpelliérain fait partie des participants au premier championnat de France professionnel. Il a également remporté la Coupe de France 1929. Mais après des années entre la D1 et la D2, l'horizon s'assombrit. Sous la menace du dépôt de bilan, le SOM fusionne avec le Sport Club Montpelliérain en 1970. Le nouveau Montpellier Littoral Sporting Club en profite pour être repêché en D2 open. Une éclaircie de courte durée, le club retombe en Division d'Honneur en 1974. Le club se rapproche alors de l'AS Paillade, autre club de la ville jouant en DH. En difficultés sportivement, l'arrivée de Louis Nicollin change la donne. Aujourd'hui, c'est un club solidement installé dans l'élite française.


Les échecs


Arles-Avignon et Evian-Thonon Gaillard sont nés d'une fusion. Ils ont connu l'élite. Aujourd'hui, ils ont perdu leur statut professionnel. L'Athlétic Club Arlésien fusionne avec la Jeunesse Sportive arlésienne en 1964. Le club est alors en DH. Il vogue entre la Division d'Honneur et la CFA pendant de nombreuses années. En 2006-2010, il connait une croissance incroyable, découvrant la Ligue 1. L'obtention du statut professionnel passe par un déménagement à Arles. L'AC Arles-Avignon est né. Les arrivées sont nombreuses pour permettre au club de se maintenir dans l'élite. En vain. De retour en Ligue 2, c'est un long naufrage qui commence. Relégué sportivement en National à la fin de l'exercice 2014-2015, le club glisse même en CFA pour des raisons économiques. Après sept journées, c'est la liquidation judiciaire et une rétrogradation en DHR. Et un retour au nom d'origine. Si en Provence le projet n'a été que de courte durée, dans les Alpes, il pouvait sérieusement prétendre à une réussite. Ville-La-Grand et Gaillard fusionnent dès 2003 pour donner naissance à Croix de Savoie 74. Les deux clubs amateurs en difficultés financières, c'était là le seul moyen de survivre. Mais la promotion historique en National n'est pas si simple à gérer. Le club est au bord de la disparition. Le salut vient alors de Danone. La multinationale investit mais exige que le club se rapproche de ses bureaux. L'arrivée d'un tel investisseur est prometteuse. Mais cela passe par une nouvelle fusion. C'est l'Olympique Thonon-Chablais qui est choisi. Une décision qui fait jaser. Le sport local passe dans le giron du business. Entre CFA et National, le club adopte finalement le nom d'Evian-Thonon Gaillard en 2009. L'ascension est rapide. En 2010-2011, pour sa première saison dans le monde professionnel, l'ETG remporte le championnat de Ligue 2. Le club s'installe dans l'élite jusqu'en 2014-2015. La chute est dure. Retour en National, désengagement des sponsors et descente aux enfers : le club perd tout. C'est la liquidation judiciaire. Aujourd'hui il ne reste plus que les équipes de jeunes du Thonon Evian Savoie FC.


A voir


Actuel leader de National, le Quevilly-Rouen Métropole pourrait accéder en Ligue 2. Quevilly est pendant longtemps un club phare du football amateur français. Le FC Rouen a été professionnel de 1933 à 1995. Le rapport de force s'inverse quand la DNCG rétrograde le FCR en DH à l'été 2013. Dans le même temps, Quevilly enchaîne les exploits en Coupe de France et vogue entre National et CFA. En avril 2015, les deux clubs se rapprochent. Le projet ne fédère pas. Difficile pour les supporters rouennais d'accepter la disparition de leur club. Mais l'histoire retient la réussite sportive du club. Les Normands réussiront-ils là où Arlésiens et Savoyard ont échoué ? Il faudra attendre quelques années avant de savoir si un tel projet est durable. Le plus dur dans une fusion, c'est de tomber d'accord. Le Paris FC et le Red Star le savent. Les deux clubs franciliens tentent de se rapprocher depuis des années. En vain. Les désaccords sont encore nombreux. On parle d'un accord pour l'horizon 2018-2019. Est-ce que la nouvelle donne du rugby changera les choses ? Difficile à dire. Mais c'est encore plus dur de savoir si cela va marcher....

 
4 commentaires - Fusion : PSG, MHSC, ETG, le foot aussi a tenté l'expérience
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