Ces histoires insolites autour des OM-PSG

Ces histoires insolites autour des OM-PSG©Media365
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Quentin Lecointe, publié le dimanche 26 février 2017 à 07h58

C'est ce dimanche soir (21h) que se déroule le Classique de notre championnat entre l'OM et le PSG. L'occasion de se remémorer quelques souvenirs marquants des rencontres entre les deux clubs à travers cinq histoires qui dépassent le cadre sportif.

L'ammoniaque et Clara Morgane :

C'est le genre d'histoire qui fait partie de la légende des Classiques. On est en octobre 2005, l'OM reste alors sur une série de neuf matchs sans victoire face à l'ennemi parisien. Tous les coups semblent permis pour faire vaciller le rival. «Les Marseillais avaient mis de l'ammoniaque dans notre vestiaire, affirmera Modeste Mbami quelques années plus tard. Impossible de rester. On ne respirait plus tellement ça prenait la gorge. Nous sommes donc allés nous changer dans les escaliers, près des tribunes », poursuit le milieu camerounais.

Côté marseillais, on nie cette tentative de déstabilisation. «Ce sont des conneries, je le jure», assure José Anigo, qui parle même de manipulation au moment d'évoquer le sujet. La légende ne s'arrête pas là. Privés de vestiaire, les Parisiens doivent donc se changer à la hâte dans un coin du Vélodrome. Ils ont alors la surprise de tomber sur une personnalité pour le moins inattendue.  «Clara Morgane en habit sexy !, se souvient Mbami. Là, on a perdu notre concentration, on a mis nos chaussures à l'envers. C'était bien vu pour nous sortir du match et on a perdu. Quelques années plus tard, quand je suis allé à l'OM, j'ai su qui avait fait ça...» Sur le terrain, l'OM mettra finalement un terme à la mauvaise série grâce à un but de l'ancien Parisien Lorik Cana.

La « boucherie » de 1992 :

Si les OM-PSG sont parfois électriques ces dernières années, ceux du début des années 90' sont à ranger dans une autre dimension. Dans une période où l'OM est alors sur le toit du football français, le PSG, fraîchement racheté par Canal+, tente de se faire une place au soleil. David Ginola promet « la guerre » avant la rencontre, « on va leur marcher dessus » affirme Arthur Jorge, l'entraîneur parisien de l'époque. Il n'en fallait pas plus à Bernard Tapie pour motiver ses troupes. Le boss de l'OM placarde alors les déclarations des Parisiens sur les murs du vestiaire olympien.

 « Je n'ai aucun souvenir football de ce match. Je ne sais même plus qui marque ni comment et encore moins à quel moment. J'ai passé mon match à gueuler, à invectiver, à séparer les mecs, à me bagarrer quoi. C'était hallucinant », se souvient Patrick Colleter, pourtant pas le dernier à chatouiller les chevilles de ses adversaires sur un terrain. La rencontre vire rapidement au combat de rue. Des tacles venus d'ailleurs fusent sur le terrain sans pour autant qu'aucun joueur ne se fasse expulser. Une situation qui parait totalement inimaginable aujourd'hui quand on revoit la violence de certaines actions. Bernard Lama, spectateur de cette rencontre longtemps qualifiée de « boucherie », ne fera pas dans la dentelle après la rencontre : « Les Marseillais sont des voyous et je suis bien placé pour le dire puisque j'en côtoie en équipe de France. C'est honteux ! Ils donnent l'image de ceux qui les dirigent. Je suis heureux de ne pas être Marseillais. » Ce match marquera un tournant dans la rivalité entre les deux clubs.



Le vrai-faux penalty sur Ravanelli

Un peu comme pour l'épisode de l'ammoniaque dans le vestiaire parisien, c'est le genre d'histoire qui n'a toujours pas été tranchée malgré le temps passé. On est à la 64e minute de jeu lors de la saison 1997/1998. Le score est alors de 1-1 quand sur le côté gauche, Fabrizio Ravanelli prend de vitesse Eric Rabesandratana et rentre dans la surface avant de tomber. 20 ans après, les deux principaux protagonistes, campent toujours sur leur position. « En étant honnête à 100%, je peux vous dire qu'il y avait vraiment penalty », déclarait l'Italien il y a quelques années. « Une décision injuste qui nous a saboté le résultat à la fin », soutient pour sa part l'ancien défenseur du PSG. « Donc lui (Ravanelli), je ne le porte pas dans mon estime, du tout. Monsieur Puyalt (l'arbitre de la rencontre), je me souviens bien de lui. Pour l'anecdote, il avait fait un clin d'oeil à Ravanelli en sortant du terrain, ça je n'ai pas oublié », raconte Rabesandratana, qui n'a visiblement toujours pas digéré ce fait de jeu. Pour la petite histoire, c'est Laurent Blanc, alors capitaine de l'OM, qui transforme le penalty et offre les trois points aux Olympiens.



Le retour de Fiorèse au Parc des Princes

Malgré la rivalité entre les deux clubs, de nombreux joueurs des deux formations ont effectué le trajet Paris-Marseille ou inversement. Souvent cible des supporters au moment de leur retour dans leur ancien stade, ils font l'objet d'un accueil plus ou moins agressif. Celui qu'a vécu Fabrice Fiorèse au Parc des Princes lors de la saison 2004/2005 reste probablement comme le plus marquant. Pourtant, l'ancien Guingampais ne partage pas tout seul le rôle de paria ce jour-là. Frédéric Déhu a en effet également rejoint l'OM au cours de la dernière intersaison. En fin de contrat, le défenseur central s'était mis d'accord avec le club phocéen dès le printemps, ce qui lui avait valu un accueil glacial de la part des supporters parisiens lors de la finale de la Coupe de France remportée par le PSG face à Châteauroux quelques mois avant. Fiorèse a, lui, signé à l'OM dans les dernières heures du mercato après avoir commencé la saison sous le maillot du club de la capitale.

C'est donc Fiorèse qui cristallise toute l'attention lors de ce soir de novembre 2004. Outre les banderoles hostiles et autres noms d'oiseaux qui fusent des tribunes, le calvaire de l'ancien Parisien s'intensifie une fois le coup d'envoi donné. Préposé aux corners, le natif de Chambéry essuie une pluie de projectiles à chaque fois qu'il s'apprête à frapper le ballon, nécessitant la présence de CRS avec des boucliers pour le protéger. Sur le terrain, Fiorèse est également la cible de ses adversaires qui semblent bien décidés à lui montrer qu'il a effectué le mauvais choix. A la 20e minute de jeu, Sylvain Armand lui assène un tacle par derrière qui vaut une expulsion directe au défenseur parisien. Fiorèse réalisera un match finalement neutre. Malgré leur supériorité numérique, les Marseillais s'inclineront (1-2) sur un but sublime d'Edouard Cissé, qui portera le maillot phocéen quelques années plus tard...

Les Minots de 2006 :

Tout commence par une histoire de quota de places non respectées pour les supporters marseillais au Parc des Princes. Pape Diouf, alors président de l'OM, menace de boycotter la rencontre dans un premier temps devant ce qu'il estime être une injustice. Le boss olympien prend finalement la décision d'envoyer l'équipe réserve en lieu et place des titulaires habituels. « J'avais pris ma décision et j'étais prêt à en assumer les conséquences. Je voulais marquer le coup par rapport à des principes d'égalité qui n'avaient pas été respectés », rappelle Diouf quelques années plus tard.

Quelques professionnels sont quand même là pour encadrer les minots marseillais lors de cet improbable baptême du feu. Le match s'avère terne, les Marseillais se contentent de défendre, et le PSG en panne d'inspiration a toutes les peines du monde à créer le danger sur le but adverse. L'OM repart finalement du Parc avec un 0-0 qui conforte le club dans ses intentions de départ. Le lendemain, les minots sont accueillis en héros à la gare Saint-Charles comme s'ils venaient de ramener la Ligue des Champions sur la Canebière. « C'était un moment encore plus beau que le match lui-même » se souvient Alain Cantareil, l'un des minots de l'époque.

 
4 commentaires - Ces histoires insolites autour des OM-PSG
  • Il ne devrait pas y avoir de forces de l'ordre aux abords du terrain si les supporters étaient là, uniquement pour supporter leur équipe.
    Donc, en un mot, il faut que la Ligue de Football en accord avec le Ministère de l'intérieur interdise les déplacements de supporters avant un drame.
    Je viens de voir sur une chaîne des supporters marseillais qui entrent au stade vélodrome en s'essuyant les chaussures sur un drapeau du PSG,
    C'est inadmissible, J'espère que les Présidents de Club vont vite réagir et interdirent ce fait, ainsi que les banderoles ou tiffos qui incitent à la haine.Avant tout, il me semble que le foot est un spectacle. Ces désagréments n'existent pas dans les autres sports.
    De plus, les crachats devraient être sanctionnés...les sportifs de salle (hand, basket, tennis....) ne crachent pas.
    STOP à la PROVOC
    Nos enfants apprécieront
    Un Humain

  • Quel magnifique modèle de société, ils sont exemplaires sur tout, même les salaires.
    Une réflexion , une société qui fait des footballeurs des idoles et qui accepte des salaires indécents est une société malade, en déclin...
    Je 'ne crache pas sur le foot que je regarde, surtout l'équipe nationale mais n'ayant ni maître ni idole...

  • l'affrontement de deux "géants' .....strictement hexagonaux.....autant dire un derby provincial à l'échelle européenne

    UN TRUC MONT2 DE TOUTE PIECE PAR DES JOURNALEUX AUX ORDRES DE PARIS POUR FAIRE CROIRE A UNE HISTOIRE QUI N A JAMAIS EXISTER..... DES VRAIS HISTOIRES LES DERBY LYON SAINTE LYON AUXERRE LILLE LENS LYON AUXERRE SAINTE MARSEILLE RENNES NANTES BREF DES HISTOIRES DE 40ANS OU LE PSG N EN EST PAS ENCORE LA......SURTOUT AVEC UNE IMAGE NATIONALE TRES QUELCONQUE VOIRE NEGATIVE

  • que d'intelligence vive dans tout cela !!!!

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