Ce changement de système qui a tiré la Juventus vers le haut

Ce changement de système qui a tiré la Juventus vers le haut©Media365
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Raphaël Brosse, publié le lundi 22 mai 2017 à 16h38

La Juve est assurée d'être sacrée championne d'Italie suite au net succès acquis contre Crotone (3-0) dimanche dernier. Un nouveau titre acquis grâce à un changement de système ayant eu lieu au bon moment.

Tout est parti d'une défaite. Le 15 janvier 2017, la Juventus Turin s'incline sur la pelouse de la Fiorentina (2-1) à l'occasion de la 19eme journée de Serie A. Un revers loin d'être honteux et qui n'est pas en soi préoccupant, puisque les Bianconeri occupent déjà la première place du classement, avec quatre points d'avance sur la Roma. Mais ce match marque la fin d'une ère. La fin d'un schéma tactique plus précisément, car Massimiliano Allegri décide alors de définitivement abandonner le sacro-saint 3-5-2, vestige hérité du passage d'Antonio Conte sur le banc turinois.
4-4-2, 4-3-3, 4-3-2-1... Rien ne fonctionne
Arrivé dans le Piémont en 2014, Allegri n'a tout d'abord pas remis en cause ce système qui avait fait ses preuves et permettait à l'effectif de l'époque (Paul Pogba, Andrea Pirlo...) de tourner à plein régime. Les mouvements de joueurs à l'été 2016 rebattent cependant quelque peu les cartes. Même si la Juve continue à enchaîner les victoires, le 3-5-2 ne donne plus véritablement satisfaction. Surtout, le coach italien n'arrive pas à exploiter pleinement la qualité de son effectif, Miralem Pjanić, par exemple, étant assez régulièrement cantonné au banc des remplaçants. 4-4-2, 4-3-3, 4-3-2-1, 4-1-3-2... Allegri tente, mais ne trouve pas de solution concluante. Sans grande conviction, il revient donc au 3-5-2. Jusqu'à ce match perdu à Florence.
Allegri : « Je me suis réveillé et je me suis dit : je dois changer »
La semaine qui suit est décisive pour l'ancien entraîneur du Milan AC. « Mercredi matin, je me suis réveillé et je me suis dit : je dois changer, a-t-il révélé en conférence de presse. Puis j'ai eu des doutes, mais les sensations que j'ai ressenties les jours suivants les ont effacés. Parfois, j'ai des idées qui paraissent saugrenues, mais l'important est d'être convaincu de ce que l'on fait. Il y a des rencontres qui représentent un carrefour important dans une saison, le match contre la Lazio est l'une d'entre elles. » Ce 22 janvier, la Juventus se présente face aux Biancocelesti dans un 4-2-3-1 inédit depuis l'arrivée d'Allegri aux commandes. Les Turinois s'imposent (2-0) et posent ainsi la première pierre d'une impressionnante série de dix succès consécutifs toutes compétitions confondues, période durant laquelle ils n'encaissent que trois buts.
Pjanić métamorphosé
La Juve poursuit sur sa lancée et renforce sa mainmise sur le championnat, trace sa route en Coupe d'Italie et fait tomber les têtes de Porto, Barcelone puis Monaco en Ligue des Champions. L'entraîneur de 49 ans a enfin trouvé la bonne formule, celle qui permet à Miralem Pjanić, associé à Sami Khedira devant la défense, de pleinement s'épanouir. Celle qui offre à Paulo Dybala, positionné en 10 juste derrière Gonzalo Higuain, l'opportunité d'avoir une plus grande liberté de mouvement. Aligné sur le côté gauche, Mario Mandžukić ne rechigne pas à effectuer les efforts défensifs, alors qu'à droite, le très remuant Juan Cuadrado fait souvent la différence. Et l'ensemble ne nuit pas à l'impressionnante solidité de l'arrière-garde bianconera, meilleure défense de Serie A avec vingt buts encaissés.
Lippi : « Allegri est venu au 4-2-3-1 au bon moment »
Un choix tactique notamment loué par Marcello Lippi. « Allegri agit avec beaucoup d'intelligence, ce que ne font pas tous les entraîneurs, a ainsi affirmé l'entraîneur des champions du monde 2006 dans une interview accordée à la Gazzetta dello Sport. Certains pensent qu'ils doivent immédiatement mettre leur marque sur une équipe en changeant les formations, les systèmes et le statut alors qu'en réalité, ils les affaiblissent. Allegri est venu au 4-2-3-1 au bon moment. Au début, cela n'avait pas de sens d'abandonner le 3-5-2. » Dimanche dernier, à l'issue de la victoire face à Crotone (3-0) ayant mathématiquement assuré à la Vieille Dame de remporter un sixième Scudetto d'affilée, le technicien toscan est encore revenu sur ce choix qui, selon lui, était le tournant de la saison pour son équipe. Celle-ci « ne pouvait plus jouer dans son schéma précédent. Il était temps de changer. » Un changement qui s'est donc avéré payant.

 
1 commentaire - Ce changement de système qui a tiré la Juventus vers le haut
  • apparement ca fait un moment que vous n'avez pas vu un match de la Juve...à savoir que Sandro a largement pris la place de cuadrado à gauche , khedira tres svt bléssé , et quand on a bonucci chiellini et barzagli en defense + alves et donc sandro sur les ailes ce n'est pas un 4 2 3 1...soit comme avant un 3 5 2 avec mandzukic et higuain av dybala en 10 et pjanic khedira ou marchisio au milieu ou 3 4 3 si dybala passe à droite et menzukic à gauche...j'aimerais bien faire des articles si vous cherchez qqun qui sait un minimum de quoi il parle...

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