L'Italie, cette jeune dame...

Salvatore Sirigu n'a pas empêché l'Italie de s'imposer. (Reuters)

Salvatore Sirigu n'a pas empêché l'Italie de s'imposer. (Reuters)

Six semaines après sa finale de l’Euro 2012 perdue face à l’Espagne (4-0), l’Italie de Cesare Prandelli, privée de plusieurs de ses cadres, s’est inclinée mercredi, à Berne, dans une version classe biberon face à l’Angleterre (1-2). Et ce, malgré un excellent Salvatore Sirigu dans la cage.

A faire souffler sur la Squadra Azzurra un puissant vent de fraîcheur à l’occasion de cette rentrée estivale, alors que la plupart des vice-champions d’Europe poursuivent la préparation de la nouvelle saison de Serie A, l’Italie de Cesare Prandelli a finalement attrapé froid ce mercredi, à Berne, où l’Angleterre a signé sa première victoire face aux Transalpins depuis 1997 et un succès à la Beaujoire (2-0) dans le cadre du Tournoi de France. Des Anglais forcément autrement plus affutés, alors que la Premier League reprend ses droits dès ce week-end.

En attendant le retour de Pirlo et des autres piliers de cette sélection italienne, qui reprendront la compétition domestique sous dix jours, la Nazionale ouvrait grand ses portes à la nouvelle génération avec pas moins de douze néophytes convoqués parmi les vingt-deux sélectionnés pour cette reprise en Suisse. Ils étaient encore neuf débutants inscrits au coup d’envoi sur la feuille de match, dont une paire offensive composée du Milanais Stephan El Sharawy et du Romain Mattia Destro, et affichant vingt ans de moyenne d’âge. Sur le banc, Marco Verrati, l’une des recrues parisiennes de l’été, attendait lui aussi son heure, guetté dans les tribunes par une banderole peu amène envers le club de la capitale et ses investisseurs gloutons: "Si tu as tant d’argent, achète nous aussi". Ou comment les supporters italiens subissent à leur tour la fuite de leurs meilleurs espoirs vers l’étranger…

Sirigu retarde l’échéance

Au cœur de cette classe biberon, c’est pourtant le madré Daniele De Rossi, presqu’un vétéran du haut de ses 29 ans, qui va ouvrir le score. A l’anglaise sur ce corner d’Alessandro Diamanti, qui trouvait la tête du Romain dès le premier quart d’heure (1-0, 15e). Une Italie dynamique pas loin de doubler la mise sur cette tentative de Destro qui obligeait le portier anglais Jack Butland (18e). Titularisé dans la cage italienne en l’absence de Gianluigi Buffon, Salvatore Sirigu n’était pas en reste pour intervenir à bon escient sur cette frappe d’Adam Johnson (22e).

Le nouvel élan italien avait vécu, brisé par l’égalisation et cette réponse du berger à la bergère, signée Phil Jagielka. Sur un corner de Franck Lampard, le défenseur d’Everton, réussissant à se libérer du marquage de Federico Balzaretti, plaçait à son tour son coup de tête pour ramener les Trois Lions à hauteur (1-1, 27e). Sirigu s’imposait dans la foulée sur ce nouvel effort de Lampard (32e). Le gardien parisien s’interposait encore juste avant le retour aux vestiaires devant Adam Johnson pour préserver cette parité à la pause.

La seconde période était l’occasion pour Prandelli comme pour Roy Hodgson de passer en revue leur banc respectif. Verrati, entré peu avant l’heure de jeu (58e) avait droit à sa première sélection, tandis que l’Angleterre, avec l’entrée de John Ruddy, portier de Norwich City, prouvait que malgré le brillant Euro de Joe Hart, la relève pointait déjà… La parade venue d’ailleurs, signée Sirigu, pour empêcher le c.s.c. de Davide Astori valait bien de superlatifs (74e). Mais que dire de cet arrêt réflexe devant Verrati, puis de cette manchette à l’horizontale de Ruddy sur ce nouveau coup de tête italien, après laquelle le contre anglais s’organisait. Et trouvait sa conclusion sur cette inspiration de Jermain Defoe depuis le coin droit de la surface italienne. La frappe n’était cette fois qu’effleurée par Sirigu (1-2, 79e). Et l’Italie faisait bien son âge.

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