Ribéry, le détonateur

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Franck Ribéry a terminé son match en inscrivant le troisième but tricolore. (Reuters)

Après une première période timide, à l’image de ses milieux récupérateurs, l’équipe de France s’est libérée au retour des vestiaires, grâce à l’ouverture du score de Capoue, buteur pour sa première titularisation, au même titre que Jallet. Mais c’est surtout le plus capé des Bleus, Ribéry, par son activité, qui a été le plus en vue contre la Biélorussie, allant jusqu’à clore le score.

Franck RIBERY: 7
Didier Deschamps lui avait demandé de jouer plus haut que face à la Finlande, le Munichois a été le premier à se mettre en évidence aux abords de la surface sur un contrôle orienté qui aurait mérité un coup franc (3e). Meilleur quand il joue en première intention, ce qu’il a encore trop rarement fait, le Bleu le plus capé (67 sélections) a eu le mérite de mettre un peu de rythme dans cette rencontre, provoquant des fautes, à défaut d’être en réussite, comme sur ses deux frappes juste avant la pause (42e et 45e). Une activité qui lui a permis de récupérer un ballon pour l’offrir à Capoue sur l’ouverture du score (49e). Son but, son 11e en sélection, a définitivement gommé sa tendance à trop porter le ballon. Remplacé par Jérémy MENEZ (90e).

Hugo LLORIS: 7
S’il n’est pas assuré de jouer dans son nouveau club de Tottenham le week-end prochain au sortir de cette trêve internationale, le désormais ex-Lyonnais a encore prouvé qu’il valait au moins aussi bien qu’un vétéran de 41 ans… Une prise de balle rassurante (15e), suivie d’une belle relance à la main, en première période et surtout un arrêt décisif devant Dragun (47e) au retour des vestiaires illustrent sa capacité à tenir la baraque. Il a poussé la démonstration jusqu’à arrêter le tir au but adverse sans être suffisamment secondé par ses défenseurs pour empêcher Putilo de marquer derrière (72e). Reste à savoir si André Villas-Boas a vu le match…

Christophe JALLET: 6,5
Préféré dans le couloir droit à Anthony Réveillère pour sa propension à aller de l’avant, Christophe Jallet, titularisé pour la première fois en équipe de France, s’est beaucoup proposé. Mais il a rarement eu l’occasion d’ajuster ses centres, encore moins quand les Bleus se sont cassé les dents dans l’axe. S’il a donné l’impression d’avoir oublié ses tâches défensives au retour des vestiaires, il s’est rattrapé en marquant un but venu d’ailleurs (68e).

Mapou YANGA-MBIWA: 6
Jusqu’alors auteur d’un match proche de la perfection, si ce n’était ces quelques couvertures à peaufiner avec son compère de la défense centrale, le Montpelliérain s’est mis à la faute en déséquilibrant Putilo dans la surface tricolore (72e). Dommage mais sans conséquence heureusement pour les Bleus et pour son avenir, on l’espère, en équipe de France.

Mamadou SAKHO: 7
Déjà prometteur contre la Finlande, le Parisien s’est montré impérial contre la Biélorussie. Impressionnant physiquement, tant au duel que dans le domaine aérien, il a dégagé l’assurance d’un ancien. Son match aurait pu toucher au parfait s’il avait mieux boxé sa tête à bout portant en première période (38e).

Patrice EVRA: 5
Pas loin d’être transparent contre la Finlande, le Mancunien avait visiblement envie de justifier sa titularisation, acquise par le forfait de Gaël Clichy. On l’a vu dans les 20 premières minutes, à l’origine de ce ballon dans la surface pour Cabaye (18e) qui aurait pu être mieux exploité par l’ancien Lillois, avant de disparaître progressivement à mesure que les Bleus oubliaient de passer par les côtés.

Rio MAVUBA: 7
Le Lillois continue de s’affirmer comme un patron de cette équipe de France. Dans un rôle de sentinelle devant la défense, il a parfaitement quadrillé le terrain et ratissé un nombre incalculable de ballons. Il a tout pour s’installer durablement au sein de cette équipe.

Yohan CABAYE: 5
Désormais habitué à ce rôle de milieu relayeur en équipe de France, l’ancien Lillois n’a pas affiché le rendement qu’on lui connaît après un bon début de match, illustré par une frappe à 20 mètres non cadrée (14e), et surtout cette occasion dans la surface adverse (18e). Il a eu tendance à jouer trop bas face à une équipe pourtant peu portée vers l’attaque, la conséquence peut-être de son manque de rythme encore en ce début de saison. Remplacé par Blaise MATUIDI (75e).

Etienne CAPOUE: 6
Entré en jeu contre l’Uruguay (0-0), le Toulousain fêtait contre la Biélorussie sa première titularisation en équipe de France. Et de belle manière puisque c’est lui qui a débloqué la situation au retour des vestiaires sur un centre en retrait de Ribéry (49e). Ce premier but en sélection l’a libéré. Et surtout lui a prouvé qu’il pouvait être décisif en étant plus prêt de ses attaquants, chose qu’il n’a pas su (ou osé ?) faire assez en première période, donnant parfois l’impression de chercher sa place sur le terrain.

Karim BENZEMA: 5
Jouer à droite n’est pas une première pour lui, José Mourinho à Madrid l’ayant plusieurs fois installé sur ce côté. Mais rarement Benzema n’avait eu à s’y employer en équipe de France. Sans surprise, il a souvent quitté son couloir pour retrouver l’axe, sans y être très influent. A l’exception d’un coup franc dévié par le mur qui est passé de peu à côté (37e), il est passé inaperçu dans ce match. Jusqu’à cette passe décisive pour le troisième but signé Ribéry, action qui sauve sa prestation.

Olivier GIROUD: 5
Il avait déjà aligné d’entrée avec Benzema face à l’Uruguay (0-0). Mais c’était dans un 4-4-2. Cette fois, Didier Deschamps a offert la pointe de l’attaque à l’ancien Montpelliérain, exilant le Madrilène sur un côté, chose que son prédécesseur n’avait jamais osé faire. Une présence devant le but qui aurait pu rapidement faire mouche si le gardien biélorusse n’avait pas lu admirablement sa tête piquée (13e). Sa deuxième tête (30e) fut moins percutante, à l’image de sa progression dans le match, la faute à un manque de rythme évident. Remplacé à l’heure de jeu par Mathieu VALBUENA (60e).

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