Ribéry: "Une image à défendre"

Franck Ribéry, ici avec Didier Deschamps, aborde le choc face à l'Espagne avec envie et ambition. (Reuters)

Franck Ribéry, ici avec Didier Deschamps, aborde le choc face à l'Espagne avec envie et ambition. (Reuters)

Apparu en conférence de presse, mercredi, à Clairefontaine, Franck Ribéry s'est voulu rassurant sur son état physique. Le milieu de terrain français a profité de l'occasion pour évoquer le match au sommet face à l'Espagne qui se profile dans cinq jours à Madrid.

Comment allez-vous physiquement ?
Depuis 2, 3 semaines, j’ai une gêne à la cuisse gauche mais il n’y a rien de grave. Avec le Bayern, on a bien géré, c’est pourquoi je suis sorti à la mi-temps contre Valence en Ligue des champions, et que j’étais forfait contre Schalke. Depuis, ça va mieux, j’ai rejoué. Après Hoffenheim (face à qui il inscrit le week-end dernier un doublé, victoire 2-0, ndlr), j’ai expliqué ma situation. Je ne vais pas démarrer vendredi contre le Japon, mais j’ai envie de le jouer un petit peu, il faut être concerné par le prochain match mais éviter la blessure avant l’Espagne.

Serez-vous totalement guéri mardi prochain ?
Je me sens de mieux en mieux, on travaille pour ça depuis longtemps, maintenant si je ne suis pas à 100% mardi, on verra. Mais je sais qu’on fait tout pour que je sois à 100%. C’est sûr qu’il y a un risque à chaque fois que je joue.

Un très bon résultat en Espagne pourrait-il effacer pas mal de choses pour l’équipe de France, comme l’image laissée à l’Euro ?
C'est le match le plus important depuis un petit moment. Ce sera compliqué là-bas, il faudra donner le maximum en 90 minutes, défendre tous ensemble. Si on n’est pas motivés dans ce genre de matches, surtout quand tu es en équipe de France... Affronter l’Espagne chez elle, une équipe qui gagne tout, c’est quand même très bien.

Vous avez livré une bonne prestation contre la Biélorussie (3-1). Etes-vous redevenu le Ribéry en pleine possession de ses moyens ?
Que ce soit devant les médias, par rapport au public français ou sur le terrain, je suis plus libéré, je joue plus tranquille. A partir de là, on connaît mes qualités. Si je suis bien dans la tête, tout roule. C’est pour ça que je suis heureux de jouer en équipe de France. A partir du moment où tu es bon, c’est plus facile, si tu tentes des choses et que ça marche, c’est bien pour la confiance.

Vous avez éclaté chez les Bleus face à l’Espagne, au Mondial 2006. Est-ce un match différent pour vous ?
C’est toujours particulier de jouer contre eux, surtout en ce moment. Il y a de très grands joueurs. Et même si nous, on a des choses encore à rectifier, nous sommes l’équipe de France, on a une image à défendre. Je n’ai pas envie de jouer petit bras, on est quand même l’équipe de France.

Les Bleus ont perdu leurs deux derniers matches contre l’Espagne. N’avez-vous pas eu trop de respect pour vos adversaires ?
Justement, on part là-bas avec un autre sentiment. D’après ce que j’ai pu entendre, certains nous voient revenir avec une valise. J’espère que tout le monde aura la mentalité de vouloir gagner, même si ce sera difficile. C’est vrai que la dernière fois, à l’Euro, on a été petit bras, trop défensifs, on les a trop respectés. On aurait dû jouer notre jeu. Ce serait bien de faire un coup là-bas.

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