Et on reparle de l’affaire Zahia…

Franck Ribéry et Karim Benzema n'en ont pas fini avec l'affaire Zahia. (Reuters)

Franck Ribéry et Karim Benzema n'en ont pas fini avec l'affaire Zahia. (Reuters)

Alors que l’équipe de France affronte l’Uruguay mercredi en amical, Franck Ribéry et Karim Benzema ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel dans le cadre de l’affaire Zahia. L’avocat de l’attaquant madrilène a pris "acte de l’ordonnance de renvoi" et a assuré que son client était "innocent".

Neuf personnes impliquées dans l'affaire Zahia, dont les footballeurs internationaux Franck Ribéry et Karim Benzema, sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour "sollicitation de prostituée mineure", a-t-on appris de source judiciaire. L'ordonnance du juge André Dandot a été rendue le 10 août, a-t-on précisé de même source. Me Sylvain Cormier, l'avocat de Karim Benzema, attaquant du Real Madrid, a évoqué "une forme d'obstination" envers son client qui, comme le joueur du Bayern Munich Franck Ribéry, se trouvait mardi avec l'équipe de France qui jouera mercredi soir au Havre un match amical contre l'Uruguay. "Mais on prend acte de l'ordonnance de renvoi. Karim Benzema est innocent et on s'expliquera devant le tribunal", a-t-il dit à Reuters.

Le parquet de Paris, qui a la possibilité de faire appel de l'ordonnance de renvoi du juge, a indiqué qu'il n'avait pas pris de décision à ce sujet mardi soir. Les personnes renvoyées en correctionnelle peuvent elles aussi faire appel. Le parquet avait requis en novembre dernier un non-lieu pour les deux footballeurs, mis en examen depuis juillet 2010, estimant qu'ils ignoraient que la prostituée était mineure. Zahia, qui a connu depuis la notoriété et lancé une marque de lingerie, avait affirmé aux policiers avoir eu des relations tarifées avec Franck Ribéry en 2009 et Karim Benzema, en 2008, alors qu'elle avait 16 ans. Elle avait assuré par la suite que les joueurs ignoraient qu'elle était mineure.

Deschamps refuse de commenter

Didier Deschamps, qui sera mercredi sur le banc pour la première fois depuis sa nomination au poste de sélectionneur après l'échec de l'Euro au mois de juin, a refusé de commenter le renvoi en justice des deux joueurs. "C'est toujours délicat comme sujet parce que ça relève de la sphère privée. Je ne veux pas le commenter", a-t-il dit au cours d'une conférence de presse donnée au Havre. "C'est dans les mains de la justice. Après, ça ne changera rien à mon exigence en ce qui concerne leur comportement sur le terrain et en dehors dans le cadre de l'équipe de France", a-t-il ajouté.

Depuis qu'il a succédé à Laurent Blanc, Didier Deschamps a fixé des règles de comportement à ses joueurs autour de trois mots d'ordre, "respect, humilité et plaisir". Lors de sa première sélection, le nouveau sélectionneur avait respecté les suspensions infligées pour mauvais comportement pendant l'Euro à deux joueurs, Jérémy Menez et Samir Nasri. Il avait également décidé de son propre chef de punir par une non-sélection, deux autres joueurs également mis en cause mais seulement rappelés à l'ordre par la fédération, Yann M'vila et Hatem Ben Arfa.

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