Jeunes et bons

Mamadou Sakho a donné des garanties à Didier Deschamps. (Reuters)

Associée contre la Finlande (1-0), vendredi, lors du premier match des éliminatoires de l'Euro 2013, la charnière centrale composée par Mamadou Sakho et Mapou Yanga-Mbiwa a marqué des points à Helsinki. Une nouvelle garantie pour Didier Deschamps qui devrait lui réitérer sa confiance contre la Biélorussie, mardi.

On attendait Rami-Koscielny et on a eu Sakho-Yanga-Mbiwa. Le Parisien et le Montpelliérain, déjà associés face à l’Uruguay, ont eu une deuxième opportunité de mettre à mal la concurrence face à la Finlande pour le premier match de l’ère Didier Deschamps. Et si tout n’a pas (encore) été parfait, le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas gambergé et sans doute compliqué sensiblement la tâche du sélectionneur pour les matches à venir. Les deux joueurs, eux, semblent appréhender l’avenir avec la plus grande… sérénité ! "Les deux ont été bons dans un contexte difficile, ils n’ont pas une expérience très importante au plus haut niveau mais ils sont là. J’avais confiance en eux, ça me paraissait logique que les deux débutent. Ce qu’ils ont vécu aujourd’hui devrait leur permettre de grandir", expliquait le sélectionneur à l’issue de la rencontre.

De leur côté, les deux hommes, que ce soit en zone mixte à l’issue de la rencontre ou encore à Clairefontaine samedi, ne paraissaient guère préoccupés par l’avenir immédiat qui pourrait pourtant s’avérer très intéressant. "Avec Mamadou (Sakho), on a fait notre travail, on n’a pas pris de but. On se connaissait avant, on essayait de bien se passer les joueurs, d’avoir une bonne relation sur le terrain, il faudra régler encore deux-trois petits trucs pour tout mettre au point, mais je pense que ça va bien fonctionner", explique en effet le Montpelliérain. Même son de cloche pour le Parisien qui répond: "Avec Mapou (Yanga-Mbiwa), ce n’est pas la première fois qu’on joue ensemble, on a déjà joué ensemble en équipe de France espoirs. On s’est très bien entendus, le courant passe bien, on parle ensemble avant le match et sur le terrain, on est là pour progresser tous les deux et donner le maximum au collectif pour tirer le groupe vers le haut."

Yanga-Mbiwa a "engueulé" Mavuba…

De fait, la communication est primordiale dans un cas comme celui-là, notamment avec les hommes de milieu de terrain. Rio Mavuba confirme: "Je savais que j’avais deux jeunes derrière moi, forcément dans ces cas-là, on a envie de les aider. Je leur ai dit de me parler, de me rappeler ou bien qu’ils m’engueulent si nécessaire. On a su communiquer." Interrogé à ce sujet, Mapou Yanga-Mbiwa confie: "Si je l’ai engueulé ? Oui, un peu mais pas méchamment !" Il avoue surtout avoir découvert à cette occasion ce qu’était "le vrai haut niveau. J’ai vu des gars malins, costauds et agressifs." Un apprentissage en accéléré qui ne l’a pas empêché de faire son match… L’avenir immédiat, c’est la Biélorussie mardi soir au Stade de France, mais plus globalement une lutte en perspective pour une place de titulaire puisque Rami ou Koscielny par exemple ne vont pas se laisser piquer la place sans réaction.

"Rien n’est acquis, il faut continuer à être performant", reconnaît Mapou Yanga-Mbiwa qui ajoute tout de même: "On est là pour tirer le groupe vers le haut, c’est bien pour le coach d’avoir des choix à faire !" Didier Deschamps ne dit pas le contraire mais apporte tout de même une précision qui ne devrait pas manquer de plaire à la charnière « finlandaise »: "C’est bien pour eux, ça booste ceux qui n’ont pas joué. Je ne vais pas me plaindre de ça. Si j’ai quatre joueurs en forme ce sera plus difficile et ils (Sakho et Yanga-Mbiwa) auront à leur crédit d’avoir enchaîné deux performances de haut niveau." Didier Deschamps sourit à l’évocation de cette grosse concurrence à gérer. Cela ne lui fait pas peur. A Sakho et Yanga-Mbiwa non plus.

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