Deschamps, sa mission

Gagner et gérer les égos, telle est la mission Didier Deschamps avec l'équipe de France. (Reuters)

Gagner et gérer les égos, telle est la mission Didier Deschamps avec l'équipe de France. (Reuters)

Le successeur de Laurent Blanc a du pain sur la planche. Nommé dimanche à la tête de l'équipe de France, après en avoir été le capitaine, Didier Deschamps mesure sans doute l'ampleur de la tâche qui l'attend. L'ancien entraîneur de l'OM devra avant tout qualifier les Bleus pour le Mondial 2014. Et s'atteler, comme Blanc avant lui, à redorer le blason de son équipe.

Objectif 2014
Didier Deschamps a signé un contrat de deux ans avec l’équipe de France, reconductible pour deux années supplémentaires s’il se qualifie pour la Coupe du monde 2014. Mais le chemin vers le Brésil s’annonce des plus périlleux. Dans le groupe I, la France se frottera à l’Espagne, qui a remporté les deux derniers championnats d’Europe et la Coupe du monde en 2010. Seul le premier des neuf groupes sera directement qualifié. Les huit meilleurs deuxièmes devront passer par les barrages. Le Bayonnais n’aura droit qu’à un match amical, contre l’Uruguay le 15 août prochain, pour trouver la recette vers le succès.

Quelle philosophie de jeu ?
Dès son arrivée à la tête des Bleus en 2010, Laurent Blanc a prôné le beau jeu. Mission accomplie ou non, la philosophie affichée par Didier Deschamps est toute autre. Depuis ses débuts d’entraîneur, il n’a de cesse de s’appuyer sur un bloc défensif solide au détriment du jeu d’équipe. Un choix qui lui vaut de nombreuses critiques mais qui s’est avéré payant au vu de son palmarès. Pour autant, le travail qui l’attend avec les Tricolores n’a rien du quotidien d’un entraîneur de club. Saura-t-il s’adapter à ces nouvelles contraintes ?

Avec quel groupe ?
Chaque changement de sélectionneur apporte un vent de fraicheur dans la liste des joueurs retenus. Si certains semblent indiscutables (Benzema, Lloris, Ribéry,… ) ou ont fait leur trou sous l’ère Laurent Blanc (Debuchy, Cabaye), d’autres ont du souci à se faire. Mexès et Rami n’ont, par exemple, pas apporté l’assurance nécessaire en défense centrale lors de l’Euro 2012. Et quid d’Alou Diarra ? Chouchou de l’ancien entraîneur de Bordeaux, il devra retrouver ses jambes d’antan s’il souhaite conserver du crédit auprès de son ancien coach à l’OM.

Redorer le blason des Bleus
Outre la qualification pour le Mondial brésilien, le néo-sélectionneur sera attendu au tournant dans sa gestion de certains joueurs. Nasri, Ménez, Ben Arfa ou encore M’Vila représentaient la génération dorée, ils sont devenus le fardeau de l’équipe de France. Leurs écarts de comportement en Ukraine ont un peu plus terni l’image des Bleus, déjà mise à mal par le scandale de Knysna, auprès de leurs supporters. Bientôt convoqués par la commission de discipline de la FFF, ils pourraient ne pas retrouver la sélection de sitôt. A moins que Deschamps, réputé pour son fort caractère et ses décisions fermes, choisisse lui-même de les écarter.

Deschamps, l’assurance du résultat ?
Deschamps endosse le costume de sélectionneur avec une expérience d’entraîneur bien plus conséquente que Blanc. Que ce soit en club ou en sélection quand il était joueur, il a toujours remporté un trophée là où il est passé. Deschamps ou l’assurance du résultat, en quelque sorte. En 2004, il mène Monaco en finale de la Ligue des champions puis sort la Juventus du marasme de la Série B suite à l’affaire des matches truqués. C’est à Marseille qu’il obtient ses meilleurs résultats. Grâce à un titre de champion de France (2010), un triplé en Coupe de la Ligue (2010, 2011, 2012) et deux Trophées des champions (2010, 2011), il met fin à 17 ans d’attente sur la Canebière. Sauf que partout où il passé, il n’a pas laissé un souvenir impérissable…

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