Deschamps, challenge accepted

Didier Deschamps est le nouveau sélectionneur de l'équipe de France. (Reuters)

Didier Deschamps est le nouveau sélectionneur de l'équipe de France. (Reuters)

Didier Deschamps a officiellement pris les rênes de l'équipe de France. L'ancien entraîneur marseillais a paraphé un contrat de deux ans, reconductible en cas de qualification pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. Il succéde à son ancien coéquipier en bleu, Laurent Blanc, et sera épaulé par Guy Stéphan dans ses nouvelles fonctions.

L’issue faisait peu de doutes. S’il avait dans un premier temps éconduit Noël Le Graët, venu à la charge sitôt son départ de l’Olympique de Marseille officialisé, Didier Deschamps était promis au poste de sélectionneur de l’équipe de France. Parce qu’il rêvait de ce poste depuis plusieurs années. Parce qu’une telle occasion ne se présente pas tous les jours. Et donc ne se refuse pas. "Je pense qu'il va accepter la proposition que va lui faire le président", prophétisait dès mardi, à l’issue du comité exécutif de la FFF, Jacques Rousselot, membre dudit comité.

Ce dernier a donc vu juste. Après plusieurs heures de discussions et de négociations entamées samedi, les deux hommes se seraient mis d’accord dimanche, à en croire les informations de RTL, Le Progrès et L’Equipe, sur un contrat de deux ans, automatiquement reconductible sur deux années supplémentaires (donc jusqu’à l’Euro 2016 qui sera organisé en France), en cas de qualification pour la Coupe du monde 2014 au Brésil.

S’il a hésité une semaine (pour la forme, ne voulant pas donner l’impression de sauter à pieds joints dans les crampons de Laurent Blanc), le capitaine des champions du monde 1998 a donc accepté de prendre le relais de son ancien partenaire chez les Bleus, lequel avait refusé la prolongation de contrat présentée au sortir de l’Euro 2012 par Noël Le Graët. Mais contrairement à son prédécesseur, "DD" a obtenu du président de la FFF d’être fixé sur son avenir avant le Mondial 2014, histoire certainement de ne pas être dépendant du résultat de ses joueurs au Brésil.

Stéphan dans ses valises

Guy Stéphan, qui l’accompagnait depuis trois ans à Marseille, avec le succès que l’on sait (titre de champion de France en 2010, trois Coupes de la Ligue), sera son adjoint chez les Bleus, à l’instar de Jean-Louis Gasset au côté de Blanc. En revanche, Nicolas Dehon (entraîneur des gardiens) et Antonio Pintus (préparateur physique), deux hommes qu’il voulait entraîner avec lui dans cette nouvelle aventure, n’intègreront pas le staff de l’équipe de France, un sujet sensible pour le président de la Fédération, désireux de dégraisser le mammouth.

Des points sur lesquels Deschamps devrait lui-même s’expliquer en début de semaine, certainement dès lundi, lors d’une conférence de presse tenue dans ses nouveaux habits de sélectionneur de l’équipe de France, bientôt 12 ans après le dernier de ses 103 matches sous le maillot bleu, une décennie marquée par une Coupe du monde (1998) et un championnat d’Europe des nations (2000). Un palmarès qu’il partageait avec Blanc. Charge à lui d’essayer de faire mieux à la tête des Bleus, sur le terrain mais aussi en dehors où il lui sera demandé d'instaurer de nouvelles règles de vie pour tourner définitivement la page du Mondial 2010 en Afrique du Sud.

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