Ciel bleu autour de Zizou ?

Zinedine Zidane pour succéder à Laurent Blanc ? (Reuters)

Zinedine Zidane pour succéder à Laurent Blanc ? (Reuters)

Zinedine Zidane à la tête de l'équipe de France ? L'hypothèse n'est pas à écarter. Car si Didier Deschamps reste en pole position pour succéder à Laurent Blanc, Noël Le Graët pourrait, en cas de désistement de l'ancien entraîneur marseillais, faire confiance à l'ancien numéro 10 des Bleus pour reprendre la barre du navire tricolore.

Un champion du monde 1998 peut en cacher deux autres… Si Didier Deschamps est bien le favori de la FFF pour prendre en main l’équipe de France - et même le futur successeur de Laurent Blanc à la tête des Bleus à écouter Jacques Rousselot, le président de Nancy, qui mardi, à la sortie du comité exécutif de la FFF, faisait part de sa confiance sur le sujet - Noël Le Graët réfléchit à une alternative qui a pour nom Zinedine Zidane. Selon L’Equipe, l’ancien meneur de jeu des Bleus apparaîtrait même sur un rang d’égalité avec l’ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille dans l’esprit du président de la Fédération.

L’hypothèse de voir l’actuel directeur de l’équipe première du Real Madrid embrasser la carrière de sélectionneur de l’équipe de France sans jamais avoir entraîné est-elle crédible ? Oui, selon un ancien patron des Bleus, Raymond Domenech, qui a eu le célèbre n°10 sous ses ordres. "Il n'a pas d'expérience de coach, mais le métier de sélectionneur est différent, rappelait-il le 28 juin dernier, en plein Euro 2012, dans une de ses chroniques sur Ma Chaîne Sport. On le voit avec Laurent Blanc qui travaille avec Jean-Louis Gasset qui fait les séances. Après il y a l'image qui compte, il y a un rôle dans les relations avec les joueurs qui est important. Il y a une connaissance du milieu international qui est devenue de plus en plus importante aussi. Le travail de terrain peut être fait par un bon second, un mec qui a un bon niveau de compétence dans l'entraînement, et qui travaille en harmonie avec son sélectionneur."

L’aura à défaut d’expérience

A ses yeux, Zidane est donc une piste comme une autre. A une condition. "S'il en a envie", précisait l’ancien sélectionneur de l’équipe de France (2004-2010). "S'il le dit et qu'il l'affiche, ça sera lui. Je ne vois pas comment on pourrait lui dire non s'il a envie d'être sélectionneur. Si lui le dit et l'affiche, tout ceux qui vont arriver à la place sont morts. Pour clarifier la situation, s'il a vraiment envie, il faut qu'il le dise."

L’intéressé l’a-t-il fait directement auprès de Noël Le Graët ? La réponse appartient aux deux hommes. Toujours est-il que « Zizou » a ouvert une porte dans un reportage diffusé dimanche dernier pour ses 40 ans. "Il y a dix ans, je ne voulais pas être entraîneur. Aujourd'hui, j'ai envie de me diriger vers ça. Donc on verra. Peut-être que dans dix ans, je serai sélectionneur de l'équipe de France...." disait-il. Un message entendu par le président de la Fédération française (FFF) qui, à la sortie du comité exécutif de la FFF, avouait "apprécier que Zidane s'intéresse à l'équipe de France". Et de rappeler que faire ses gammes au contact de José Mourinho au Real Madrid "n'était pas une mauvaise école".

Suffisant pour en faire le sélectionneur capable de sortir l’équipe de France de l’ornière et de ramener certaines brebis égarées à la raison ? "Pour ce qui est de l'emprise sur les joueurs, si lui ne l'a pas, je ne vois qui pourrait l'avoir. L'aura, le passé, le vécu de quelqu'un comme Zizou fait que... Sans parler très fort, il a toujours cet impact pour les autres. C'est important cette autorité naturelle. Une autorité ça ne se décrète pas, lui l'a naturellement", ajoutait en conclusion Raymond Domenech qui, sur le sujet, ne sait que trop bien de quoi il en retourne.

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