Qualifs CDM 2018 : L'avenir rouge de la Turquie

Qualifs CDM 2018 : L'avenir rouge de la Turquie©Media365
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Nicolas Kohlhuber, publié le jeudi 23 mars 2017 à 18h40

La Turquie reçoit la Finlande dans le cadre des éliminatoires à la Coupe du Monde 2018 ce vendredi. Un match décisif pour les Turcs, seulement quatrièmes de leur groupe. L'occasion de présenter la nouvelle génération de ce pays qui pourrait bientôt briller sur la scène internationale.

Quatrième de sa poule avec une seule victoire en quatre journées, la Turquie part de loin. Si la qualification au Mondial 2018 est encore possible, elle sera difficile à aller chercher. Depuis quelques temps, l'Ay-Yildizlilar n'y arrive plus. Son dernier match en Coupe du Monde remonte au 29 juin 2002. C'était pour la troisième place de l'édition asiatique. Une éternité. Depuis, à part un coup d'éclat à l'Euro 2008, rien. On redoute toujours cette rugueuse équipe, mais sur le terrain ses qualités sont limitées. Elle est trop dépendante de certains joueurs stars. Hakan Sukur pendant longtemps, Nihat avec parcimonie, Arda Turan et Umut Bulut depuis dix ans. Pas suffisant pour construire une équipe. Même clairement décevant. Des nations comme la Slovaquie ou la Suisse, qui l'a privé du Mondial 2006 en barrages, ont aujourd'hui pris l'ascendant. Une situation qui pourrait bientôt prendre fin. Fatih Terim s'avance avec une sélection largement rajeunie dans cette campagne éliminatoire. Si les résultats ne sont pas au rendez-vous pour le moment, sur le long terme, de jeunes joueurs pourraient percer au plus haut-niveau.
1997, cru millésimé
Sur les 26 joueurs retenus pour les matchs de mars, sept ont 23 ans ou moins. Trois n'ont que 19 ans. Un rajeunissement qui devrait faire du bien. La principale arme de cette génération 1997 est Emre Mor. Le joueur du Borussia Dortmund est un grand espoir du football mondial. Déjà de la partie à l'Euro 2016, le milieu de terrain a pu goûter au très haut-niveau. Chez le vice-champion d'Allemagne, il a été impliqué sur quatre buts en huit matchs. Le natif de Bronshoj a aussi fait ses premiers pas en Ligue des Champions. Et dans un club réputé pour bien gérer ses jeunes, sa progression s'annonce grandiose. Le staff turc pourrait bien en profiter. Sur les rives du Bosphore, l'idée d'une association avec Enes Unal fait saliver. Manchester City le prête depuis deux saisons. L'occasion de punir les défenseurs néerlandais. Avec Twente, l'attaquant a marqué 13 buts cette saison. Et engrange de la confiance avant sa quatrième sélection. Le plus jeune buteur de l'histoire du championnat turc est déjà considéré comme le futur Hakan Sukur. Heureusement, avec son mètre 85 et son jeu en puissance, il a les épaules assez large pour soutenir la comparaison. Deux élèments offensifs prometteurs, mais cela ne suffit pas pour tenir une équipe. Fatih Terim en sait quelque chose. Ca tombe bien, l'une des révélations du championnat turc joue au milieu de terrain. Cengiz Under. Le milieu de terrain fait preuve d'une étonnante maturité dans l'entre-jeu et n'est pas étranger à l'excellente saison de Basaksehir. Une première saison dans l'élite turque qui lui a ouvert les portes de la sélection. Contre le Kosovo à l'automne, le gaucher est rentré dans le dernier quart d'heure. Ces trois joueurs sont nés en l'espace de deux mois. Ils pourraient triompher pendant de longues années.
Épanouissement allemand
 

 
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