Capello, la langue étrangère appliquée

Fabio Capelllo espère réaliser la passe de trois face au Portugal. (Reuters)

Fabio Capelllo espère réaliser la passe de trois face au Portugal. (Reuters)

S'il est confronté à quelques soucis linguistiques, Fabio Capello n'a pas manqué ses débuts à la tête de la sélection russe, en propulsant ses nouveaux protégés vers deux victoires face à l’Irlande du Nord (2-0) et Israël (4-0), lors des éliminatoires du Mondial 2014. A confirmer face au Portugal, vendredi, pour ce qui constituera le choc du groupe C.

"C’est vraiment très difficile. Mais c’est le genre de challenge que j’aime relever." Fabio Capello aurait-il surestimé ses capacités d’adaptation ? L’équipe nationale russe, qu’il a prise en mains fin juillet en remplacement de Dick Advocaat après un Euro 2012 décevant, affiche pourtant un bilan parfait de deux victoires en autant de matches de qualification à la Coupe du monde 2014 (2-0 contre l’Irlande du Nord et 4-0 en Israël, ndlr), comme le Portugal, son adversaire vendredi pour le sommet du groupe C.
 
En réalité, la seule difficulté rencontrée par l’ancien sélectionneur anglais depuis son installation à Moscou ("Une ville magnifique", apprécie-t-il) est uniquement d’ordre linguistique… "Tout est écrit en cyrillique, et c’est très compliqué de lire et d’apprendre cet alphabet, a-t-il confié au site de l’UEFA. J’ai toujours besoin d’un traducteur, et c’est plus difficile de dire ce que je veux. Utiliser la bonne expression, le bon mot peut parfois beaucoup aider." En attendant de maîtriser les subtilités de la langue de Tolstoï, Capello a exporté ses méthodes avec un certain bonheur, ce qui n’a pas échappé à ses futurs adversaires.

Deux nouvelles têtes

"Avec Capello comme entraîneur, la Russie a considérablement augmenté ses capacités défensives", constate l’entraîneur lusitanien Paulo Bento, qui, lui, a vu ses protégés encaisser un but dans cette phase qualificative, lors de la pénible victoire au Luxembourg (2-1). Face à eux, Cristiano Ronaldo, qui souffre moins de l’épaule, et ses coéquipiers trouveront donc une équipe russe solide mais aussi rajeunie, puisque leur entraîneur italien a décidé de se passer des services d’Andrei Archavine, Roman Pavlyuchenko, Pavel Pogrebnyak et Youri Zhirkov, alors que les joueurs du Zenith Igor Denisov et Alexander Kerzhakov sont eux bien dans le groupe, malgré le conflit qui les oppose à leur club.
 
Le signe que Fabio Capello n’a pas hésité à asseoir d’entrée son autorité, lui qui a également fait appel à deux nouvelles têtes en provenance du Lokomotiv Moscou, Dmitry Tarasov et le jeune Maksim Grigoriev, 22 ans. "Les deux premiers matches se sont extrêmement bien passés et maintenant on a un match très important à jouer contre le Portugal. Sur le papier, c’est notre adversaire le plus dur. Mais rien n’est joué", conclut le "Mister", bien décidé à offrir au pays qui accueillera la Coupe du monde 2018 sa première participation à l’évènement planétaire depuis 2002.

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