Coupe de la Ligue (Finale) - PSG : Sans un trou noir de sept minutes, Paris rêverait tellement plus grand

Coupe de la Ligue (Finale) - PSG : Sans un trou noir de sept minutes, Paris rêverait tellement plus grand©Media365
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Geoffrey Steines, publié le dimanche 02 avril 2017 à 07h50

Le PSG a confirmé samedi qu'il était l'une des meilleures équipes d'Europe en 2017 en accomplissant une démonstration de force contre un quart-de-finaliste de Ligue des Champions. Chose qu'il n'est pas, la faute à sept petites minutes sans lesquelles il n'aurait aucune limite à se fixer.



A l'heure de tirer le bilan de la saison, il y a sept minutes qui pèseront plus lourd que les milliers d'autres passés par le PSG sur le terrain en 2016-17. Ces sept minutes ont rendu l'impossible possible, ont permis la « remuntada » du FC Barcelone et précipité l'incroyable élimination parisienne en huitièmes de finale retour de la Ligue des Champions (6-1). Cette péripétie a coûté tellement cher aux hommes d'Unai Emery qu'elle a suffi à bousculer le projet dans son ensemble et entraîné une remise en question de fond en comble. Ce n'était que logique. Mais elle reste une malheureuse anomalie dans une seconde partie de saison récitée quasiment sans la moindre fausse note, à sept minutes près. Le club de la Capitale était attendu au tournant samedi en finale de la Coupe de la Ligue, pour accréditer la thèse de l'accident à Barcelone ou celle de la passation de pouvoir avec Monaco au sommet du football français.
Un style hybride entre Blanc et Emery
La réponse donnée par les Parisiens ne laisse pas la place au doute, même si elle n'effacera en rien ce qui s'est produit au Camp Nou. L'ASM avait causé d'incommensurables problèmes au PSG lors de la double confrontation en L1, elle a vite touché ses limites contre le Paris qu'elle a croisé samedi. Parce que ce n'est plus du tout la même équipe. Cette dernière était au Parc OL dans la lignée de ce qu'elle avait montré au FC Barcelone en huitièmes de finale aller de la C1 (4-0) ou à Marseille dans un Clasico à sens unique (1-5). Elle a déroulé son football, avec son style hybride entre ce que Laurent Blanc lui a inculqué comme valeurs pendant trois saisons, et ce qu'Emery lui donne comme clés pour évoluer vers un jeu plus direct. Elle a affiché une immense solidité défensive, une grande efficacité offensive et une capacité à repartir proprement de son camp avec une aisance technique déconcertante. Ces trois matchs ont tout ça en commun, et ça ne peut plus être un hasard.
Le patron de la phase retour, c'est Paris
Montrer une telle supériorité contre la deuxième meilleure attaque d'Europe et un quart-de-finaliste de Ligue des Champions qui éblouit tout le Vieux Continent semaine après semaine ne peut pas être anodin. Cela rappelle à quel point le PSG de 2017 est une machine, peu importe ce que son échec à Barcelone laissa penser. Il n'a perdu qu'un seul de ses dix-neuf matchs toutes compétitions confondues et c'était le fiasco catalan. Il a claqué cinquante buts et quasiment toujours élevé son niveau de jeu dans la difficulté. Autant l'ASM régalait pendant la phase aller, autant Paris apparaît comme le réel patron de la phase retour en France, même s'il a toujours trois points de retard à rattraper en championnat à cause de quatre défaites inhabituelles avant le 31 décembre. Mais les Monégasques en sont maintenant conscients, ils n'auront droit qu'à un faux-pas tout au plus dans la course au titre en L1, parce que le quadruple tenant du titre reste bien décidé à conserver sa couronne.
Le PSG a rarement été aussi fort avec les forts
La démonstration de samedi a rappelé à quel point il pourrait être compliqué de juger la saison du PSG fin mai. Elle ne peut pas être une réussite, le club ayant reculé en Ligue des Champions et l'ampleur de la débâcle l'ayant fragilisé jusqu'en très haut lieu. Mais ce qui est paradoxal, c'est que Paris a rarement semblé aussi maître de son sujet dans les grandes affiches et aussi fort avec les forts que depuis deux mois. Il donne le sentiment de tourner enfin à plein régime, d'être en phase avec un entraîneur qui a posé peu à peu à sa patte sur un groupe dont il a hérité plus qu'il ne l'a façonné. Sauf que tout ça passe derrière sept minutes d'éternité qui ont sorti le PSG de son plus grand rêve. Vu ce qu'il a démontré samedi, il avait pourtant tout pour le faire durer le plus longtemps possible. C'est pourquoi en repensant à cette maudite soirée du 8 mars, les regrets parisiens ne doivent être que plus grands.
 
19 commentaires - Coupe de la Ligue (Finale) - PSG : Sans un trou noir de sept minutes, Paris rêverait tellement plus grand
  • les 2 premier but merci aux arbitres une honte a ce niveau comme leur président

  • C'est toute la differance entre une bonne equipe europeenne et une grande équipe Ls grandes equipes n'ont pas de trou noir ,c'est impossible ,cf le Real ou Barça ou Bayern Dans ces equipes il n'y a pas de place pour se 'chier aux frocs' cf Thiago Silva ,kursawa ,rabiot ,verrati etc

  • La coupe de la ligue,le truc qui ne sert a rien

  • Certes, cette victoire n’enlèvera jamais la raclée prise contre le Barca, mais sur cette finale de coupe de la ligue, Paris était au dessus de Monaco, les 2 premiers buts sont discutable, mais les parisiens ont montrés une agressivité et une possession de balle intéressante.

    Une équipe de Monaco fébrile, malgré le génie de Bernardo Silva sur quelques balles, Mbappé quasi absent, mais bon à 18 ans , ont ne peut pas lui reprocher grand chose.

    L'arbitrage était moyen, les simulations à répétition d'Angel Di Maria, et les coups de gueule de Cavani aurait du mériter quelque chose.

  • Le PSG a gagné mais la majorité des Français préfère Monaco et ils ont raison

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