Coupe de France - Angers : La renaissance du SCO

Coupe de France - Angers : La renaissance du SCO©Media365
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Geoffrey Steines, publié le mercredi 26 avril 2017 à 00h32

Angers jouera la finale de la Coupe de France, 60 ans après la première de son histoire. Une récompense pour le SCO qui était encore en National il y a dix ans.



La seule fois qu'Angers avait disputé une finale de Coupe de France, elles se jouaient encore à Yves-du-Manoir. C'est un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaitre, le symbole d'une autre ère du football hexagonal. Six décennies pile après sa défaite contre Toulouse (6-3) dans sa seule finale d'une compétition majeure, le SCO a composté son billet pour le Stade de France mardi à la faveur de son succès sur Guingamp en demi-finale (2-0). « Un aboutissement » de l'aveu de Karl Toko Ekambi. « On a senti que l'engouement était important, a reconnu Stéphane Moulin au micro d'Eurosport. 60 ans de page blanche, c'est beaucoup. On n'a rien gagné à part le droit d'aller à Paris et d'emmener toute cette ville angevine. » « C'est un moment fort pour le projet de notre club d'être capable de résister à Guingamp, qui a une expérience supérieure à la nôtre, s'est félicité le manager général Olivier Pickeu au micro d'Eurosport. Je suis très fier des joueurs et du staff. Nous retrouver au Stade de France, soixante ans après, c'est un grand moment que j'ai envie de partager avec nos familles et nos supporters. Je sens une belle énergie. »

 
Le SCO en National en 2007
 

Elle était contagieuse au coup de sifflet final, quand tout le stade Raymond-Kopa, à guichets fermés, a exulté après avoir vécu une fin de match où il était passé par toutes les émotions. « C'est aussi pour le public, a lâché Toko Ekambi. Ça fait quatre matchs d'affilée qu'on perd en championnat et malgré ça, ils ont toujours été là, ils ont continué à nous pousser. On leur doit quelque chose ce soir (mardi). On est remplis de joie. » C'est comme si les supporters avaient vécu en dix minutes un condensé de l'histoire récente de leur club à la trajectoire sinusoïdale, qui était encore en National en 2007. Il a grimpé les échelons un à un depuis, est remonté en L2 et s'y est stabilisé, avant de réintégrer l'élite à l'issue de la saison 2014-15, plus de vingt ans après son dernier passage. Le SCO est désormais parti pour assurer son maintien pour la deuxième année consécutive et aura le privilège de se rendre à Saint-Denis le 27 mai prochain. Une immense fierté pour tout le club. « Je n'ai même pas les mots à dire », a lancé Cheick N'Doye, estomaqué par une telle réussite.

 
« J'ai mesuré tout ce chemin parcouru en si peu de temps »
 

Son président Saïd Chabane n'était pas plus disert, encore pris par l'émotion. « Je suis très heureux, parce que ça fait soixante ans que le public angevin attendait ça. Aller à la Capitale, c'est un immense plaisir. » Il le fera en compagnie de Stéphane Moulin, son entraîneur depuis qu'il préside aux destinées du SCO. « J'ai regardé les joueurs communier avec le public, je trouve ça beau, a souligné le coach pour expliquer son attitude très détachée après le match. Quand ça nous arrive, il faut en profiter. J'ai mesuré tout ce chemin parcouru en si peu de temps, ils ne nous arrivent que des belles choses. Quand on est heureux soi-même et qu'on transmet du bonheur, à l'époque à laquelle on vit, c'est formidable. » « Le fait d'aller à Paris, c'est déjà un exploit pour nous, s'est félicité Chabane. Ça va être un moment inoubliable. Que ce soit Monaco ou Paris, ce sera un très beau match. » Avec comme enjeu le premier titre majeur au palmarès du SCO, qui n'affiche que deux victoires en L2 (1969, 1973). Mais ça, c'est encore une autre histoire.
 
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