Avec Letellier, il ne pouvait rien arriver au SCO

Avec Letellier, il ne pouvait rien arriver au SCO©Media365
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Geoffrey Steines, publié le mercredi 26 avril 2017 à 07h18

« Je ne sais pas si je l'ai senti, mais je me suis rappelé où j'étais il y a huit mois. » Alexandre Letellier en a vu d'autres cette saison. Sa rupture des ligaments croisés d'un genou, les huit mois de rééducation, son retour à la compétition début avril : le gardien d'Angers avait traversé toutes ses épreuves jusqu'à cette 89eme minute de la demi-finale de la Coupe de France contre Guingamp mardi (2-0).

Un penalty injuste accordé à l'En Avant et tout le travail accompli par le SCO pouvait être réduit à néant. Mais Letellier a dévié sur son poteau la tentative de Jimmy Briand et évité aux siens une prolongation à l'issue incertaine. « C'est la récompense, parce qu'il n'y a pas main, s'est félicité le gardien au micro d'Eurosport. Il y a ce surplus de révolte. C'est une injustice, mais une fois que c'est sifflé, on ne peut pas revenir en arrière. On pense à plein de choses, que c'est moche de prendre un but à ce moment-là. Au vu du match qu'on fait, on ne méritait pas de prendre un but comme ça. Ça permet à toute cette ville, tous ces supporters, tout le staff, tout ce club qui est solidaire et qui progresse d'année en année, d'aller en finale. »

Seulement 42 matchs en pro

Si Angers, qui était encore en National il y a dix ans, revient de loin, c'est aussi le cas de Letellier. Agé de 26 ans, il a découvert le haut niveau sur le tard, n'a finalement disputé que 42 matchs en pro dans sa carrière et n'est devenu numéro 1 au SCO, où il est arrivé en 2010, que la saison dernière. Il a fallu pour qu'il ait sa chance le départ de Ludovic Butelle vers Bruges en plein Mercato hivernal. Le Parisien de naissance a alors rendu confiance la confiance que lui accordait le staff, malgré l'arrivée de Denis Petric, et ceci explique pourquoi il partait dans la peau d'un titulaire en puissance au moment de la préparation estivale. C'était avant que tout bascule quatre jours avant la reprise de la L1. « Au moment où ça arrive, on ne peut que subir, c'est le destin, a-t-il soufflé mardi. Un ligament croisé, on ne peut pas prévoir, ça pète quand ça doit péter. Il faut vite tourner la page et positiver, être mentalement prêt à bagarrer pour revenir le plus vite possible et le mieux possible. Si on revient et qu'il y a une faiblesse, ça ne sert à rien. C'est une belle histoire que ça se passe bien, c'est top. »

« Quand on avait joué au Parc, j'avais demandé 45 places »

Selon Moulin, rien de tout ça n'est dû au hasard. « Il a bossé pour reprendre sa place et tout le mérite lui en revient. Les choses se font naturellement et quand ce n'est pas le cas, il faut influer pour qu'elles reprennent leur cours. Alex a fait ce qu'il fallait pour que je me dise qu'il fallait qu'il revienne. » Parce qu'avec Mathieu Michel et Petric, Letellier n'avait aucune garantie de retrouver son poste. Mais Moulin l'a relancé pour la demi-finale de Coupe contre Bordeaux (2-1) et déjà alors, il avait joué un rôle prépondérant dans la qualification des Angevins. Décisif mardi, il devrait maintenant découvrir le Stade de France le 27 mai prochain. Cette échéance, il l'aborde avec une petite idée derrière la tête. « Né à Paris et issu du centre de formation du PSG, c'est toujours un grand moment de retourner chez soi. Si en plus, c'est une finale contre Paris... La saison dernière, quand on avait joué au Parc des Princes, je crois que j'avais demandé 45 places, donc là je n'imagine pas... » Du rêve à la réalité, il n'y a pourtant plus qu'un pas.

 
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