Le Prince Ali sent le vent tourner

Le Prince Ali sent le vent tourner©PANORAMIC, Media365
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, publié le jeudi 11 février 2016 à 16h50

Seul candidat capable de faire tomber Sepp Blatter il y a encore quelques mois, le Prince Ali a peu de chances de l'emporter lors de l'élection présidentielle de la FIFA le 26 février prochain. Et le Jordanien s'agace de cette soudaine inversion de dynamique.

De l'avis de tous, le successeur de Sepp Blatter à la tête de la FIFA sera Gianni Infantino ou le Cheikh Salman. Le candidat de l'Europe contre le candidat de l'Asie. Le Prince Ali, lui, devra vraisemblablement se contenter d'un rôle d'arbitre. Pourtant en mai 2015, beaucoup voyaient en lui le seul homme capable de faire chuter Sepp Blatter de son piédestal. A commencer par Michel Platini, qui avait décidé de le soutenir face au Suisse, ce qui n'avait pas manqué de provoquer le courroux du président de la Fédération internationale. Mais depuis la démission de ce dernier, la donne a changé. L'Europe a eu le temps de se retourner après les ennuis judiciaires de Michel Platini, et le Cheikh Salman a jugé l'opportunité suffisamment intéressante pour se lancer dans la bataille. Et du rôle de sérieux outsider, le Prince Ali est passé à un simple troisième homme.

« Je ne suis pas un candidat qui tente d'utiliser les confédérations »
Une nouvelle dynamique pas vraiment favorable au Jordanien qui agace l'intéressé. Ce jeudi, à deux semaines de l'élection, le Prince Ali a critiqué ouvertement ses deux rivaux au cours d'une conférence de presse à Lausanne. « Je ne suis pas un candidat qui tente d'utiliser des comités exécutifs ou des confédérations pour influencer le vote dans un certain sens. C'est ce qui me différencie de certains autres candidats. Quand d'autres choisissent de faire pression sur les régions et de diviser le monde, alors oui, je le dis, c'est une mauvaise chose. » Pour la défense du Jordanien, on peut effectivement rappeler que son parcours le situe en dehors des querelles politiques qui polluent la FIFA depuis plusieurs années. Vice-président de l'instance depuis 2011, il est l'un des rares membres du comité exécutif à ne pas être mis en cause dans le rapport Garcia, et défend depuis le début sa publication.

Un soutien européen disparu aussi vite qu'il est né
Toutefois, le Prince Ali oublie un peu vite son passé récent quand il déclare ne pas être le candidat d'une confédération. En effet, au printemps 2015, quand il s'est agi de mener campagne contre Sepp Blatter, le Jordanien avait accueilli avec beaucoup de plaisir le soutien du patron de l'UEFA, Michel Platini. « Une grande majorité des associations nationales européennes va voter pour le Prince Ali. J'espère convaincre celles qui ne le sont pas encore », avait lâché le Français quelques jours avant le scrutin. Mais en politique, les alliances sont fragiles. Et le soutien de l'UEFA pour le Prince Ali n'était qu'un soutien de circonstances. Depuis, Gianni Infantino a émergé sur le Vieux-Continent. Et c'est lui, qui dans deux semaines, mènera les espoirs des fédérations européennes. 

 
2 commentaires - Le Prince Ali sent le vent tourner
  • Platini exit de la course a la présidence cette si honorable institution et les membres qui la représentent n interressera plus personne ....
    Platini a défaut d être un grand stratège comme peut l être Balkany dans un autre domaine faisait parler de cette FIFA a travers le monde !!!

  • ni l'un ni l'autre et encore moins l'autre
    addisias

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