La génération dorée du Chili a encore faim

La génération dorée du Chili a encore faim©Media365
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Lucile Alard, publié le dimanche 02 juillet 2017 à 07h48

Arturo Vidal, Alexis Sanchez, Claudio Bravo, Mauricio Isla. Le football chilien est béni avec sa génération actuelle. Portée par ses meilleurs joueurs, la Roja s'est transformée en machine à gagner.

Une Copa America, d'abord, en 2015. Une autre un an plus tard pour doubler la mise. Et elle est en passe de s'offrir un nouveau triomphe cette fois-ci en finale de la Coupe des Confédérations. Une victoire lui apporterait un troisième trophée en trois ans. Inespéré pour une sélection qui avait un palmarès vierge jusqu'en... 2015. L'histoire de cette incroyable série de succès est simple : c'est celle d'un groupe qui n'est toujours pas rassasié. « L'âge et l'union de notre groupe, qui évolue ensemble depuis de nombreuses années, est un point en notre faveur. Et nous avons encore faim, » a prévenu Arturo Vidal en conférence de presse à la veille de la finale face à l'Allemagne.

Une équipe nationale devenue un symbole pour tout le pays

Le joueur du Bayern Munich est longuement revenu sur l'histoire de ce groupe qui a fait du Chili une nation qui compte sur la planète football en ce moment. « Pour moi c'est un rêve, une fierté de porter ce maillot, encore plus avec cette équipe, ces grands joueurs, ce staff. On avait eu de longues années de souffrance, puis les meilleurs joueurs de l'histoire du Chili sont nés. On a gagné deux coupes et on peut en gagner une troisième. Il nous reste encore beaucoup de rêves à accomplir. » Le symbole, pour son pays, est fort : « La sélection, à travers tout ce qu'elle fait, tous ses efforts pour arriver en finale, envoie le message à tous les Chiliens et les jeunes joueurs qu'avec du travail et des efforts on peut réussir de grandes choses. »

« Nous allons laisser le cœur sur le terrain »

Et le milieu de terrain en est sûr. Ses coéquipiers et lui n'ont pas encore asséché leur soif de victoires. « Je les sens très bien, très heureux, avec une grand faim de continuer à gagner. On sait que ce sera très difficile, mais nous avons tellement envie de gagner que nous allons laisser le cœur sur le terrain. On a déjà envie d'y être. » Des groupes avec des joueurs talentueux qui échouent à gagner collectivement, ça existe dans l'histoire du football (parlez-en, par exemple, à l'Argentine actuelle, battue justement en finale de la Copa America 2016 par la Chili). Mais les Chiliens ont réussi à faire fructifier à merveille ce qu'ils avaient pour remporter des titres. Arturo Vidal encore : « Nos efforts et notre mentalité nous ont beaucoup aidés pour atteindre une finale aussi importante que celle de la Coupe des confédérations. »

« Si on bat l'Allemagne, on sera la meilleure sélection du monde »

Le Bavarois d'adoption s'y voit déjà : « C'est l'antichambre du Mondial et si on gagne demain (dimanche) ce sera un message très fort à l'attention de toutes les équipes qui iront au Mondial : qu'on ne viendra pas pour nous promener mais pour nous battre, pour gagner le Mondial, si on se qualifie, parce qu'il nous manque encore quelques points pour assurer la qualification. » Le leader de la sélection chilienne se projette même au-delà de cette compétition. « On a fait nos preuves contre toutes les équipes. On a battu l'Argentine deux années de suite, on a battu le Portugal champion d'Europe. Si on bat l'Allemagne, on sera la meilleure sélection du monde, car ici il y avait tous les champions. » Delà à conclure que Vidal se voit bien triompher lors du Mondial 2018, il n'y a qu'un pas que nous ne franchirons pas encore. Mais nul doute que le rêve existera si le Chili triomphe dimanche de cette jeune équipe d'Allemagne.

 
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