Coupe des Confédérations - Australie : Revoir la Russie en 2018, le défi de Tim Cahill

Coupe des Confédérations - Australie : Revoir la Russie en 2018, le défi de Tim Cahill©Media365
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Geoffrey Steines, publié le lundi 19 juin 2017 à 07h07

Utilisé comme un joker de luxe en club comme en sélection, Tim Cahill sait que la Coupe des Confédérations, qui débute lundi pour l'Australie, se présente autant comme un challenge personnel que collectif. Parce que sa place chez les Socceroos pour la Coupe du Monde 2018 est loin d'être assurée.

Tim Cahill figure parmi ces internationaux qui reviennent dans l'actualité à chaque grande compétition, qui font quasiment partie des meubles. L'attaquant australien a 37 ans et il est bien présent avec les Socceroos pour disputer la Coupe des Confédérations 2017. Il a beau sortir d'une saison où il n'a pas toujours été considéré comme un titulaire indiscutable à Melbourne City, où il a signé l'été dernier pour terminer sa carrière au pays, il a arraché son ticket au mérite. Ses statistiques probantes (11 buts en 21 matchs de championnat) et l'excellent parcours de son club jusqu'en finale du championnat local, avec au passage une victoire en Coupe, ont convaincu Ange Postecoglou de l'emmener avec lui en Russie. Le sélectionneur de l'Australie l'avait pourtant écarté pour un rassemblement en novembre dernier. Un séisme qui ne s'est plus reproduit depuis. Mais Cahill n'est clairement plus la star de sa sélection. Son temps de jeu est réduit à la portion congrue. Pour preuve, il n'a débuté aucun des matchs de qualification pour la Coupe du Monde 2018 joués par son équipe depuis le début de la saison 2016-17.
Cahill l'égal de Pelé ou Maradona en 2018 ?
Il y tient maintenant un rôle marginal, de joker de luxe, appelé à entrer en cours de jeu. Ou même pas du tout, comme c'était le cas contre l'Arabie Saoudite début juin (3-2). Le natif de Sydney était en revanche titulaire en match amical face au Brésil quatre jours plus tard. Résultat, une cinglante défaite (0-4) et une mauvaise publicité pour lui, même si l'adversaire était d'évidence d'un tout autre calibre. Alors Cahill le sait, il joue gros dans les deux semaines à venir, à commencer lors du match contre l'Allemagne lundi (17h00). « Le but est d'apporter au groupe que vous soyez titulaire, que vous sortiez du banc et que vous ne jouiez même pas », a-t-il lâché dimanche en conférence de presse d'avant-match. Sous-entendu il est prêt à accepter n'importe quelle place en sélection, à condition que cela lui permette de disputer la prochaine Coupe du Monde. C'est le but ultime de Cahill, bien conscient qu'il rejoindrait ainsi des légendes comme Pelé ou Diego Maradona avec une quatrième participation.
Cahill a deux caps symboliques à franchir
« Quand on quitte le camp d'entraînement, on se dit toujours que ça pourrait être la dernière fois, qu'on ait 21 ou 37 ans. Le football est le principal élément sur lequel nous sommes jugés. C'est bien de rester sur ses gardes. C'est super d'être ici, mais le Mondial 2018 est encore trop loin. » Un an, c'est long. L'Australie a d'abord une place pour la phase finale à obtenir, même si elle a son destin en mains à deux journées de la fin du troisième tour dans la zone Asie. Il sera ensuite question pour Cahill, qui n'est plus qu'à trois sélections des cent capes et deux buts des cinquante réalisations au niveau international, de rester au top. Parce que l'évolution positive de la sélection australienne a eu pour effet de ne plus ouvrir automatiquement les portes du groupe à un joueur, même s'il est de la trempe et de l'expérience du Samoan d'origine. Les Socceroos n'ont pas exemple perdu que quatre de leurs 25 derniers matchs, dont trois contre des nations non-asiatiques. En Russie, ils seront là pour confirmer leurs progrès et les valider par des résultats.
L'Australie en Russie pour « gagner »
Postecoglou a même lancé que l'Australie était là pour « gagner », juste après le revers cuisant face au Brésil. « Je sais que cela a probablement l'air ridicule après cette soirée, mais je prends cette mission avec l'intention d'être aussi ambitieux que possible pour le football australien. Quand vous l'êtes, vous avez des échecs aussi spectaculaires que vos réussites. » Cahill ne dit pas autre chose. « Mon espoir vient d'une décennie avec les Socceroos. (...) Ces deux dernières années et demie, j'ai vu jusqu'à 60 joueurs adhérer à une philosophie. Lors de la dernière Coupe du Monde, nous avons dominé certaines des meilleures équipes de la planète sur de longues périodes. Bien sûr nous n'avons pas gagné de matchs, mais nous avons évolué à la Coupe d'Asie, que nous avons remportée, alors que nous n'étions pas favoris. » L'ancien attaquant d'Everton ou des New York Red Bulls ne part pas, lui non plus, avec les faveurs des pronostics pour jouer un rôle majeur dans cette Coupe des Confédérations. Cela fait deux challenges en un à relever pour Cahill.

 
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