Alessandrini vit son " American Dream "

Alessandrini vit son " American Dream "©Media365
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David HERNANDEZ, publié le jeudi 22 juin 2017 à 09h24

Parti de Marseille où il ne se sentait plus vraiment considéré, Romain Alessandrini a pris la direction des Etats-Unis à seulement 28 ans. Après trois mois, le gaucher semble être comme un poisson dans l'eau au sein des Los Angeles Galaxy.

Huit buts et sept passes décisives. C'est le bilan de Romain Alessandrini depuis son arrivée fin janvier en MLS. L'ancien ailier de l'OM est tout simplement décisif à tous les matchs (14) auxquels il a pris part depuis mars. Une renaissance après des derniers compliqués sur la Canebière. Sous la houlette de Frank Passi, Alessandrini avait perdu sa place de titulaire (6 matchs) en même temps que son amour pour le ballon rond. Le choix de quitter la France et la tension marseillaise s'est donc offert à lui avec l'intérêt des Los Angeles Galaxy. « Il y a eu une fracture avec le public. Ça m'a touché et pas que moi d'ailleurs, parce que toute ma famille est de la région. Ça été dur d'arriver dans son stade et de se faire insulter. En tant que Marseillais, j'aurais aimé que ça se passe autrement, j'aurais aimé exploser ici. », avouait-il à L'Equipe au moment de son transfert.
Il est au cœur du jeu angelino
C'est finalement de l'autre côté de l'Atlantique que le Marseillais de naissance est en train de retrouver le niveau qui était le sien à Rennes et qui lui avait entre-ouvert une possible sélection en équipe de France. Dans la « Cité des Anges », Alessandrini est comme un poisson dans l'eau. Son duo avec Giovanni Dos Santos, l'ancien Barcelonais, fonctionne à merveille et a permis à la franchise de LA de remonter au classement (5eme de la conférence Ouest). Avec le départ de « Gio » à la Coupe des Confédérations avec le Mexique, tout le secteur offensif des Angelinos dépend du Français. Mais, à l'image de cette panenka réussie contre les Colorado Rapids (3-1) mercredi, rien ne semble faire peur à l'ancien Olympien. « Je voulais montrer à tout le monde que j'étais un bon joueur. J'ai essayé de bien m'entraîner, de bien jouer et j'ai eu un peu de chance, a-t-il avoué modestement à FourFourTwo USA. J'ai bien joué pour le moment, mais l'équipe était un peu dans le dur : le début [de la saison] était un peu difficile. » C'est plutôt réussi puisqu'il a été élu dans l'équipe type de la dernière semaine aux côtés de David Villa et ou Michael Bradley.

Aux Etat-Unis, il peut profiter sans être jugé
Malgré une réussite frappante ces derniers temps (4 buts, 5 passes en 7 matchs), Alessandrini a connu des premiers mois difficiles à cause du grand nombre de changements entre la France et les Etats-Unis. « La culture est différente ici, la nourriture. Avec ma femme, on essaye de s'imprégner jour par jour parce qu'on aime le pays et qu'on veut vraiment s'intégrer. » Débarqué avec le statut de « star », l'ancien Clermontois a pu compter sur le soutien et l'aide de son club malgré une préparation tronquée qui explique son début de saison poussif. Au sein du club, tout le monde loue les qualités du gaucher qui apporte une touche technique parfois loin d'être au rendez-vous dans les matchs de MLS. «Il n'y a pas d'autres joueurs comme lui, honnêtement, on le savait, mais il apporte tout ce dont on le savait capable», a déclaré son entraîneur, Curt Onalfo, fin mai. Ce qui ressemblait à un pari fou à seulement 28 ans est en train de tourner à un pari gagnant alors que le joueur assure ne pas être encore à 100%. De quoi donner des idées à d'autres joueurs de Ligue 1 ? Romain Alessandrini assure que oui et joue même les VRP.
 
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