Schalke, la jeunesse au pouvoir ?

 Schalke

Lewis Holtby (à droite), ici avec la recrue Ibrahim Affelay, incarne l'avenir de Schalke 04. (Reuters)

Orphelin de Raul en attaque, Schalke 04 a choisi de faire un peu plus confiance à sa jeunesse dorée pour épauler les tauliers Huntelaar et Farfan en attaque. Avec succès en ce début de saison puisque la formation de la Ruhr est toujours invaincue en championnat et a dominé l’Olympiakos en Ligue des champions mardi. Le "Klassiker" contre le Bayern Munich ce samedi lors de la 4e journée de Bundesliga n’en a que plus de saveurs…

Gelsenkirchen retient son souffle et est tout proche d’instaurer la mise en quarantaine à l’approche de l’accueil toujours très attendu du Bayern pour l’une des affiches de la saison. Vainqueur mardi soir de l’Olympiakos au stade Karaiskakis d’Athènes pour son entrée en lice en Ligue des champions (1-2), Schalke fait face à un mal sournois en cette fin d’été: le syndrome grippal. Jeudi, ce sont pas moins de cinq éléments qui manquaient à l’appel à l’entraînement. Et pas n’importe lesquels puisque les attaquants Marica et Obasi étaient exemptés comme les défenseurs Escudero et Jones. Surtout, c’est l’artificier, la tête de proue offensive des Königsblauen qui est au centre de toutes les attentions. Klaas-Jan Huntelaar est souffrant et c’est toute la maison bleue qui s’inquiète à l’heure de recevoir le Bayern Munich samedi lors de la 4e journée de Bundesliga pour l’un des matches les plus chauds de la saison.

S’il devait se passer des services du Néerlandais auteur de 29 buts l’an passé en championnat, Huub Stevens devrait un peu plus s’appuyer sur les jeunes qui composent son effectif. Comme il le fait depuis le début de saison. Le Néerlandais, vainqueur en tant que joueur de la Coupe de l’UEFA avec le PSV Eindhoven en 1978, peut bénéficier d’éléments comptant parmi les meilleurs espoirs du pays. Et, à force d’observer le voisin honni Dortmund tout rafler avec ses pépites du centre de formation, les dirigeants du club ont changé leur fusil d’épaule. En plus de composer son arrière-garde avec les jeunes stoppeurs Joël Matip (formé au club, 21 ans) et Kyriakis Papadopoulos (arrivé en 2010 en provenance de l’Olympiakos, 20 ans), le staff n'est pas en reste avec son secteur offensif.

Le bolide Draxler

Lewis Holtby en est le meilleur exemple. Prêté à Mayence en 2010, l’Allemand avait été l’une des belles révélations des Nullfünfer, surprises de la saison. Avec 30 matches joués et surtout 10 passes décisives, le petit meneur de jeu (1m74) avait illuminé l’exercice 2010-2011 avant de revenir à Schalke l’été venu. Désormais débarrassé de l’ombre parfois bienveillante mais souvent intimidante de Raul, Holtby a tout pour enfin s’imposer à la Veltins Arena. Déjà auteur de 3 buts en Bundesliga, ce fils d’un aviateur anglais en poste en Allemagne (il est longtemps resté éligible à une sélection avec les Three Lions avant une cape avec la Mannschaft en 2011) pourrait mener le jeu de Schalke pour les dix prochaines années, à condition que le club puisse résister aux sirènes des meilleures écuries européennes. Le problème est d’ailleurs le même pour le prodige Julian Draxler.

Ce dernier, lancé par Félix Magath à 17 ans en Bundesliga, bénéficie de toute la confiance de Huub Stevens et lui a rendu le week-end dernier en ouvrant le score contre le promu Greuther Fürth. De là à suppléer Huntelaar, il reste un pas mais l’entraîneur s’est chargé cette semaine de mettre en confiance ses joueurs. "J'espère que nous avons appris des matches passés contre le Bayern, a-t-il expliqué en conférence de presse. Nous devons être courageux." Une manière aussi de rappeler que Schalke n’a remporté que deux de ses sept derniers matches à domicile contre le Bayern qui arrive en plus dans la peau du leader intouchable dans le jeu depuis le début de saison. Le supporter des Mineurs pourra toutefois croire en sa bonne étoile. Revenu l’an passé sur le banc de Schalke, Huub Stevens était à la tête du club en 2002 lors du fameux 5-1 infligé aux Bavarois. Une fessée record qui reste dans toutes les têtes à Gelsenkirchen puisqu'elle sonnait comme une revanche au fameux titre perdu un an plus tôt à la dernière minute de la dernière journée. Julian Draxler avait alors 8 ans et évoluait avec les poussins de Schalke...

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