Van der Vaart, premier amour

Rafael Van der Vaart revient à son premier amour à Hambourg. (Reuters)

De retour à Hambourg après un passage au Real Madrid et à Tottenham, Rafael Van der Vaart est attendu par son club, en perte de vitesse, comme son messie. Il faut dire que le HSV est sur une pente descendante depuis plusieurs saisons et le départ de son meneur de jeu hollandais.

Véritable institution outre-Rhin, seul club de l’élite allemande à ne jamais avoir connu la relégation, le Hambourg Sport Verein fait pâle figure à l’heure qu’il est. La saison dernière a failli tourner au fiasco pour le "Dino", 15e de Bundesliga sauvé in extremis lors de la pénultième journée de championnat. Et le présent exercice n’a pas été abordé de la meilleure des manières par les troupes de Thorsten Fink. Surpris à domicile par Nuremberg (0-1), le HSV a logiquement sombré une semaine plus tard sur la pelouse du Werder (2-0), et voilà le club hanséatique dans le rouge ou presque, de retour au 15e rang…

Pour ne rien arranger, les Hambourgeois en ont déjà fini avec la Coupe d’Allemagne, sortis sans ménagement par Karlsruhe dès leur entrée en lice dans la compétition (4-2). La faillite d’un collectif qui cet été a perdu l’une de ses rares satisfactions de l’année écoulée, le Turc Gökhan Töre, cédé au Rubin Kazan. Ce malgré de sérieux atouts et notamment un socle défensif d’expérience, composé de Westermann, Aogo, Adler ou Bruma, tous anciens internationaux allemands ou néerlandais.

Dans le rouge depuis deux ans

Préoccupant sur le terrain, le HSV l’est également dans sa gestion, héritier désargenté d’une époque aujourd’hui révolue où le président Bernd Hoffman dépensait sans compter. La semaine passée, Carl-Edgar Jarchow, le président du conseil de surveillance du club, ne cachait pas son inquiétude auprès de la presse spécialisée germanique. Déficitaire depuis deux ans, Hambourg a pris "un gros risque" selon lui en s’activant de la sorte sur le marché des transferts. Pas moins de 24 millions d’euros ayant été déboursés pour enrôler les Jiracek, Badelj, Rudnev et Beister, sans oublier l’enfant chéri du pays: Rafael van der Vaart.  

Vendu au Real Madrid pour 13 millions d’euros voilà quatre ans, le milieu de terrain batave est de retour à Hambourg pour le même montant, débauché à Tottenham grâce aux fonds privés du mécène maison: Klaus-Michael Kühne. "Un grand renfort", dixit Thorsten Fink, qui refuse néanmoins de débarquer en héros, lui dont les 49 buts inscrits entre 2005 et 2008 restent dans toutes les mémoires hambourgeoises. "Je ne suis ni Superman, ni Messi ni Ronaldo, même si je pense pouvoir aider l'équipe", prévenait-il à sa signature, le 31 août dernier. Déjà buteur à deux reprises en amical ces jours-ci, contre des formations de calibre régional, Van der Vaart ne fera en tout cas pas de mal à ce HSV à la dérive. A voir ce dimanche sur le terrain du promu francfortois, surprenant co-leader de Bundesliga après deux journées.

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