Vettel n'a pas dit son dernier mot

Sebastian Vettel a réalisé la bonne opération à l'issue du Grand Prix du Japon. (Reuters)

Sebastian Vettel a réalisé la bonne opération à l'issue du Grand Prix du Japon. (Reuters)

La fin de saison est relancée. Sebastian Vettel a décroché ce dimanche sa troisième victoire en 2012 en remportant le Grand Prix du Japon à Suzuka. Et l'Allemand a profité de l'abandon de Fernando Alonso pour revenir à hauteur de l'Espagnol au classement des pilotes. Tout reste à faire pour le titre mondial.

Deux zéros pointés qui coûtent cher… Victime de la fougue de Romain Grosjean à Spa, Fernando Alonso avait su préserver l’essentiel – son matelas en tête du championnat – en accrochant les podiums des deux Grands Prix suivants, en Italie et à Singapour. Son abandon du jour, à Suzuka, le laisse en revanche à la portée de son plus sérieux rival: Sebastian Vettel. Peu en verve jusqu’alors cette saison, tout juste vainqueur à Bahreïn avant l’automne, le double champion du monde aura repris des couleurs loin du Vieux continent. Triomphant à Marina Bay il y a deux semaines, l’Allemand réalise la passe de deux au Japon ce dimanche et se replace ainsi à quatre longueurs seulement du leader asturien.

A l’origine de ce retour inespéré, un départ pour le moins confus, et un accrochage entre la Lotus de Kimi Räikkönen et la Ferrari de Fernando Alonso dans le tout premier virage du tracé nippon. Calé dans le sillage de l’Espagnol sur la grille, le Finlandais entre à peine en contact avec la monoplace rouge mais suffisamment pour en crever le pneu arrière-gauche. Le tête-à-queue est alors inévitable pour le n°1 de la Scuderia, contraint de jeter l’éponge dans la foulée tandis que le "safety car" entre en piste pour sécuriser le l’évacuation de la F2012. Mais pas seulement… Dans le même temps en effet, Romain Grosjean, toujours aussi agressif à l’extinction des feux, a percuté la Red Bull de Mark Webber au volant de l’autre Lotus. Les deux hommes doivent en passer par les stands, avec en prime un "stop and go" pour le Français, dans le collimateur des commissaires de course.

Massa et Kobayashi ont tout gagné

Pendant ce temps, Sebastian Vettel a déjà posé les bases de son triomphe, le 24e de sa carrière en Grand Prix. Poleman, vainqueur et auteur du meilleur tour alors que la victoire lui était acquise, le protégé de Christian Horner s’octroie même le Grand Chelem - comprenez un succès obtenu en menant la course du départ au drapeau à damiers – arrêts aux stands compris. Une performance que l’intéressé n’avait guère réalisée qu’une fois par le passé: en Inde l’an dernier.

Derrière le double champion du monde, ni les McLaren de Jenson Button et Lewis Hamilton, respectivement quatrième et cinquième à l’arrivée après un Grand Prix relativement creux, ni Kimi Räikkönen, sixième, ni même Mark Webber, certes revenu du diable vauvert pour entrer dans les points, en neuvième position, n’ont réellement pu s’illustrer. Felipe Massa, parti 10e et crédité d’une course régulière et maîtrisée, en profite donc pour s’adjuger son premier podium depuis le Grand Prix de Corée du Sud 2010, et ainsi marquer des points dans la perspective d’une prolongation de plus en plus probable chez Ferrari. Le héros du jour à Suzuka restera en revanche le pilote Sauber Kamui Kobayashi, premier Japonais à gravir une marche sur son Grand Prix national depuis Aguri Suzuki en 1990.