Spa sous la pluie

La pluie a perturbé les essais du Grand Prix de Belgique. (Reuters)

Journée difficile ce vendredi pour les pilotes. Les premiers essais du Grand Prix de Belgique sur le circuit de Spa-Francorchamps ont été largement arrosés par une pluie battante. Les meilleurs chronos ont été signés par Kamui Kobayashi et Charles Pic, mais les enseignements ne sont pas nombreux. En attendant le soleil ce week-end...

A peine 12°C dans l’air comme en piste, la grande rentrée de la F1 n’avait rien d’estivale ce vendredi. Rarement porteurs d’enseignements sur la feuille des temps, les essais libres n’ont même pas rempli leur office technique et technologique coutumier, aucune écurie n’ayant pu véritablement préparer son week-end en observant son programme de runs bien ficelé. La pluie, devenue déluge dans l’après-midi, en avait décidé ainsi. Rendant très anecdotiques les performances de Kamui Kobayashi et Charles Pic.

Le Japonais de Sauber et le Français de Marussia ont certes été les plus vifs sur le Toboggan des Ardennes, mais leurs 2’11"389 et 2’49"354 respectifs n’ont rien de significatifs. La plupart de leurs homologues, et notamment les pilotes de pointe, ayant choisi de bouder ces essais torrentiels. Il faut dire que les prévisions météo se veulent très optimistes à cette heure pour les qualifications samedi et la course dimanche. Alors pourquoi aller tenter le diable ? A l’image d’un Michael Schumacher qui à la veille de son 300e Grand Prix s’est fait une belle frayeur, en aquaplanant dans le Raidillon en fin de première session.

Dans cet acte initial, tous les pilotes ont fait l’effort de sortir des paddocks, ne serait-ce que pour boucler des tours d’installation. Comme ce fut le cas de Sebastian Vettel, Lewis Halmilton, Fernando Alonso, Romain Grosjean et Kimi Räikkönen – seul Felipe Massa n’ayant pu signer le moindre temps en raison d’un moteur Ferrari fumant… En revanche la deuxième séance, disputée dans des conditions dantesques, n’a vu aucun nom ronflant se mouiller, si ce n’est le leader du championnat en personne, Fernando Alonso. Le jeu, il est vrai, n’en valait pas la chandelle. Pas aujourd’hui en tout cas…