Button, premier de la classe

Jenson Button s'est illustré lors des qualifications. (Reuters)

Jenson Button s'est offert la pole position du Grand Prix de Belgique, ce samedi, au sortir des qualifications. Au volant de sa McLaren, le pilote britannique a sorti son épingle du jeu tandis que Sebastian Vettel, Michael Schumacher et Felipe Massa n'ont pas franchi la Q2.

Champion du monde en 2009 avec Brawn GP, Jenson Button avait cette année-là signé quatre pole, à l’apogée de sa carrière. Depuis l’intéressé a souvent été placé dans l’exercice des qualifications, sans jamais cependant s’imposer en tête de grille. Une anomalie réparée ce samedi, à Spa, avec autorité et maestria. Grâce à un chrono de 1’47"573, le plus assidu des pilotes en piste ce samedi a fait la différence, reléguant ses plus proches poursuivants, les surprenants Kamui Kobayashi (Sauber) et Pastor Maldonado (Williams), à trois dixièmes de sa McLaren.

Même son coéquipier Lewis Hamilton, crédité de trois pole-positions déjà cette saison, n’a pu soutenir la comparaison, huitième seulement à plus de huit dixièmes. Le champion du monde 2008 partira néanmoins de la septième place dimanche, son devancier Mark Webber ayant écopé d’une pénalité de cinq rangs pour avoir changé la boîte de vitesses de sa Red Bull à l’issue des deuxièmes essais libres vendredi. Une manœuvre qui repousse donc l’Australien en 12e position, juste derrière son coéquipier Sebastian Vettel… Faute de repères sans doute, après une première journée d’essais rendue vaine par les caprices de la météo belge, le double champion du monde est tombé dès la Q2, comme Michael Schumacher (Mercedes) et Felipe Massa (Ferrari). Une contre-performance rare.

En Chine cette année, l’Allemand avait connu pareille mésaventure au volant de sa RB8, 11e sur la grille et finalement cinquième en course. A l’époque, Sebastian Vettel avait essuyé ce camouflet pour la première fois depuis l’édition 2009 du Grand Prix du Brésil. C’est dire si l’intéressé a dû tomber de haut ce samedi. L’actuel leader du championnat du monde, Fernando Alonso, peut s’en frotter les mains. S’il n’a pas particulièrement brillé après avoir dominé la troisième session libre, l’Espagnol de la Scuderia Ferrari a su limiter les dégâts dans ces qualifications en signant le sixième chrono. Kimi Räikkönen, quatrième avec trois dixièmes d’avance sur Romain Grosjean, neuvième, fait mieux sur Lotus mais ne fanfaronne pas pour autant. Quadruple vainqueur du Grand Prix de Belgique, le Finlandais s’attendait à mieux ce samedi sur le Toboggan des Ardennes.