Button, rentrée studieuse

Jenson Button a tenu la cadence sur le circuit de Spa. (Reuters)

Parti en pole position, Jenson Button a remporté le Grand Prix de Belgique, dimanche, à Spa. Le pilote McLaren a devancé à l’arrivée Sebastian Vettel et Kimi Raïkkonen. De leur côté, Fernando Alonso, Lewis Hamilton et Sebastien Grosjean ont abandonné dès le premier tour suite à un accrochage collectif.

"C’était un samedi inhabituel, même Jenson a été rapide", plaisantait Mark Webber à l’issue des qualifications du Grand Prix de Belgique. Poleman ce dimanche, le Britannique a répondu comme il se doit à ce sarcasme bon-enfant, dominant de bout en bout la course pour épingler Spa à son tableau de chasse. Un palmarès qui compte désormais 14 succès, dont deux signés cette saison. Lauréat du tout premier Grand Prix, en Australie, le pilote McLaren a connu un long passage à vide entre ses podiums chinois et allemand, le voici de retour au premier plan. Sans contestation possible.

Plus que jamais, la pole position était bonne à prendre ce dimanche, au vu de l’accrochage monstre qui s’est dessiné dans le rétro de la MP4-27 dès l’extinction des feux. Le petit coup de volant de Romain Grosjean pour fermer la porte à Lewis Hamilton avant La Source a en effet engendré un carambolage spectaculaire, avec pour victimes collatérales Sergio Perez mais aussi et surtout Fernando Alonso, le leader du championnat du monde. "Tout le monde est sain et sauf, c’est le plus important", soufflait le pilote Lotus après coup. Un petit miracle au vu du choc.

Vettel revient sur Alonso

Alors que les monoplaces des quatre hommes impliqués étaient évacués sous le régime de la safety car, et que Kamui Kobayashi, deuxième sur la grille, rentrait une première fois aux stands avec une Sauber fumante, Jenson Button, lui était déjà loin, avec dans son sillage Nico Hülkenberg et Kimi Räikkönen. Deux compagnons de route qui ne cesseront de perdre du temps au fil des tours mais qui au final seront dans les gros points: ceux du troisième pour le Finlandais, du quatrième pour l’Allemand.

Derrière le roi du jour, à distance raisonnable il est vrai, c’est Sebastian Vettel qui a créé l’autre sensation de ce Grand Prix. Lui qui n’était que 11e sur la grille de départ. Michael Schumacher, qui pour sa 300e course en F1 se contente de la septième place, Felipe Massa ou Mark Webber, tous ont subi l’implacable loi du double champion du monde, qui réalise ainsi une excellente opération au classement général. Non content de passer en effet son coéquipier australien, l’Allemand revient à 24 points du leader Fernando Alonso, soit une victoire, à huit Grands Prix du verdict. La course au triplé reste d’actualité pour Vettel.