Alonso joue de malchance

La F2012 de Fernando Alonso s'est montrée capricieuse ce vendredi à Monza.

Les temps sont durs pour Fernando Alonso, victime d'ennuis mécaniques lors des deux premières sessions libres du Grand Prix d'Italie, vendredi. Ces alertes font suite à son spectaculaire accrochage à Spa le week-end dernier où le leader du championnat du monde n'avait pu inscrire le moindre point.

La mauvaise passe. Alors que l’enchainement Spa-Monza pouvait lui permettre de conforter son leadership au championnat du monde, Fernando Alonso semble maudit, fui par la réussite dans ces deux dernières manches européennes de la saison. En Belgique le week-end passé, c’est un Romain Grosjean volant qui dès le premier virage a mis un terme à sa course, le privant de points sous le drapeau à damiers pour la première fois depuis 23 Grands Prix. Forcément revanchard en Italie cette semaine, l’Espagnol a de nouveau joué de malchance.

Crédité du quatrième chrono des premiers essais libres transalpins ce vendredi – un temps de 1’25"800, soit 378 millièmes de plus que Michael Schumacher sur Mercedes – le Taureau des Asturies a d’abord dû couper le moteur de sa Ferrari à cinq minutes du terme de la séance, rejoignant alors les stands à pied. Une précaution vaine puisque la Scuderia devait se résoudre dans la foulée à changer le V8 de sa F2012 pour un bloc flambant neuf – le sixième de l’année le concernant. D’autant plus préoccupant que l’intéressé n’a plus désormais que trois moteurs pour boucler sa saison, à huit Grands Prix de la fin du championnat.

Une pénalité sur la grille ?

Reparti tambour battant dans l’après-midi, Fernando Alonso devait couper court à nouveau à ses essais lors de la seconde session du jour. Cette fois flanqué du troisième temps, en 1’25"348, à moins de six centièmes du chrono référence de la McLaren de Lewis Hamilton, l’ancien double champion du monde rentrait aux stands aux deux tiers de la séance, victime alors d’une boite de vitesses capricieuse. Dans l’incapacité de passer le troisième rapport, l’Ibère n’insistait pas et rejoignait les paddocks en douceur. Avec une véritable épée de Damoclès au-dessus du casque: une pénalité de cinq places sur la grille de départ en cas de changement de boite ce week-end.

"Je pense que ce ne sera pas facile, prédisait-il ces jours-ci à l’évocation de Monza. Nous n’avons pas été au rendez-vous en termes de performances ces deux dernières courses, avec près de huit dixièmes de retard sur la pole position. Et je pense qu’en cinq jours, il ne se sera rien passé d’extraordinaire chez nous… Espérons néanmoins que nous aurons notre chance pour le podium !" Fernando Alonso ne croyait pas si bien dire. Ce Grand Prix d’Italie, qui en 2010 vit l’Espagnol s’imposer sur Ferrari pour la plus grande joie des tifosi, ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices pour la Scuderia.