Vettel, puissance quatre

Sebastian Vettel va plus vite que tout le monde en cette fin de saison.

Sebastian Vettel va plus vite que tout le monde en cette fin de saison.

Une promenade de santé dominicale. C'est le sentiment qu'a laissé Sebastian Vettel (Red Bull), vainqueur de son quatrième Grand Prix consécutif en Inde. Le pilote allemand, en tête d'un bout à l'autre de la course, n'a laissé aucune chance à Fernando Alonso (Ferrari) et Mark Webber (Red Bull), respectivement deuxième et troisième à Delhi, pour conforter son avance au classement général.

Sa saison asiatique avait pourtant très mal débuté… A Sepang, théâtre du deuxième Grand Prix de l’année, tandis que Fernando Alonso dessinait son premier succès, Sebastian Vettel n’avait pas marqué un point, 11e après un accrochage avec une HRT. Une mésaventure à peine rattrapée en Chine trois semaines plus tard, où l’Allemand se contentait cette fois d’une cinquième place. Seulement depuis, le double champion du monde est tout simplement intouchable en Asie. Vainqueur à Bahreïn en avril dernier, l’intéressé vient de remporter les quatre dernières manches de la saison, de Singapour à l’Inde ce week-end en passant par le Japon et la Corée du Sud. Vivement Abu Dhabi, doit-il se dire, lui qui en 2010 remporta son tout premier titre à Yas Marina, déjà au détriment de son grand rival espagnol.   

Ce dimanche sur le Buddh International Circuit, Sebastian Vettel a dominé les débats comme il avait maîtrisé son sujet en essais libres vendredi puis en qualifications samedi. Si son coéquipier Mark Webber, deuxième sur la grille, a sans nul doute réalisé son meilleur départ de la saison, l’Australien a eu la courtoisie de ne pas s’entêter à l’amorce du premier virage, laissant dès  lors le leader du championnat s’envoler vers sa cinquième victoire de la saison – la 26e de sa carrière – la 150e d’un moteur Renault en F1. La stratégie à un arrêt adoptée par Red Bull – comme par l’ensemble des écuries - pour ce Grand Prix d’Inde deuxième du nom, ne laissait de toute façon que peu de marge au suspense…

Cela n’empêche pas Fernando Alonso d’avoir signé une course remarquable ce week-end encore. Derrière les deux McLaren à l’extinction des feux, le fer de lance de la Scuderia a mis quatre tours seulement à se débarrasser de Lewis Hamilton puis Jenson Button, reprenant finalement Mark Webber dans le dernier quart du Grand Prix à la faveur d’une exceptionnelle régularité. De quoi limiter la casse et préserver ses chances de sacre, le Taureau des Asturies ne pointant à trois manches du but qu’à 13 longueurs du sommet. Malgré le tir groupé des MP4-27, et les 4e et 5e positions d’Hamilton et Button qui permettent à McLaren de figurer dans les points pour la 55e fois de rang (record de Ferrari égalé), l’écurie de Maranello conserve du reste sa deuxième place au classement des constructeurs, à dix unités près. Loin, très loin d’un team Red Bull qui semble bel et bien lancé vers le doublé à l’issue de ce Grand Prix d’Inde.

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