Vettel: "Pas une promenade de santé"

Sebastian Vettel a renoué avec la victoire à Singapour. (Reuters)

Privé de victoires depuis son succès à Sakhir, Sebastian Vettel a renoué avec la première marche du podium à l’occasion du Grand Prix de Singapour. Et si le leader du championnat Fernando Alonso reste à une distance respectable (29 points), le double champion en titre se réjouit de ce second succès consécutif dans l’ancienne colonie malaisienne.

Sebastian, votre victoire est-elle prépondérante dans la course au titre ?
Nous le verrons dans les semaines à venir. Mais une chose est sûre: engranger 25 points est une très bonne chose. Ce fut une excellente journée pour nous. Il était crucial de devancer la Williams de Pastor (Maldonado) au départ. Une fois cette bonne chose de faite, il était évident que nous avions la vitesse, tout particulièrement dans le troisième secteur, pour rivaliser et maintenir un écart faible avec la McLaren de Lewis (Hamilton). A la fin du premier relais, je n’ai pas pu conserver mon rythme et j’ai été contraint de m’arrêter pour passer des gommes neuves. Ce n’était clairement pas le plan que nous avions élaboré avant la course.

Avez-vous craint à ce moment-là d'anéantir toutes vos chances de succès ?
J’ai un peu douté, mais en fin de compte cette décision était la bonne. Je me suis senti beaucoup plus à l’aise avec les pneus durs et j’ai pu me rapprocher de Lewis. Il a ensuite connu des problèmes et a dû s’arrêter pour renoncer. Ainsi, il est difficile de dire ce qui se serait passé s’il était resté en course. Cependant, je pense que quelque chose aurait été possible dans le deuxième relais, car nous avions la vitesse suffisante pour l’inquiéter. Finalement, il n’a pas été utile de tenter quoique ce soit.

"C'est bon de gagner à nouveau"

Que s’est-il passé avec Jenson Button juste avant la fin de la première neutralisation de la safety car ?
Ce n’était pas intentionnel. Pendant une safety car, vous essayez de réchauffer vos pneus tout en maintenant vos freins à la bonne température. Il est donc possible que Jenson regardait son propre volant lorsque j’ai freiné de façon plus abrupte qu’à l’accoutumée. Et nous avons failli nous retrouver dans une situation pour le moins incongrue. Fort heureusement, il ne nous est rien arrivé.

Ce succès est-il un véritable soulagement pour vous ?
Il me déleste d’un très gros poids. Cette victoire est d’autant plus fantastique que je l’acquiers sur un tracé aussi spécial que Singapour. Ce fut un sentiment merveilleux de ne plus entendre l’équipe dans la radio lors des derniers tours de course. Cela signifiait que je pouvais imprimer mon propre rythme. La fin du Grand Prix n’a pas été pour autant une promenade de santé, car chaque tour ici demande une totale concentration. Mais vous êtres probablement plus relax dans une telle situation que lorsque la course est extrêmement serrée.

"Personne ne peut émettre de prédiction"

Vous sembliez un peu inquiet avant le départ. Pourquoi ?
Ce n’était rien de sérieux. J’ai senti quelques vibrations en me rendant sur la grille de départ et pour être sûr que tout allait bien, j’ai été obligé d’y regarder d’un plus près. C’est tout.

Vous quittez de nouveau Singapour dans la peau du vainqueur. Quel sentiment éprouvez-vous ?
Un grand plaisir. Il a fallu que je patiente très longtemps avant de goûter à ma deuxième victoire cette saison. Je suis donc très heureux et pleinement satisfait de ce week-end de Singapour. Maintenant, j’ai hâte de courir les prochaines courses.

Seriez-vous capable de prédire ce qui va se passer lors des prochaines manches du championnat ?
Je pense que personne ne peut vraiment émettre de prédiction. Même nous dans les cockpits nous n’en sommes pas capables. Je suppose que nous avons des experts pour ce genre de questions (Rires).