Moteur 2021 : Les réactions divergent

Moteur 2021 : Les réactions divergent©Media365
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Mathieu WARNIER, publié le mercredi 01 novembre 2017 à 15h30

Si Mercedes a montré un certain niveau de désapprobation, les écuries et de possibles motoristes ont montré un certain intérêt pour le concept de moteur présenté mardi par la FIA et la FOM.

Quatre ans après l'introduction du moteur V6 turbo hybride, la F1 se prépare à revoir une nouvelle fois sa formule de motorisation à compter de la saison 2021. Après une première phase de dialogue avec les différentes parties intéressées, dont notamment de possibles nouveaux motoristes tels Porsche, la FIA et la FOM ont présenté ce mardi les grandes lignes du concept qu'ils proposent comme base de travail, avec des discussions pour peaufiner les détails qui auront lieu d'ici à la fin de l'année 2018. Suite à cette présentation du concept de moteur avec une partie hybride revue et corrigée et certaines parties standardisées, les premières réactions ne se montrent pas forcément dithyrambiques.
Aston Martin se dit encouragé, les écuries sont dans le flou
Futur partenaire-titre de l'écurie Red Bull Racing, la marque britannique Aston Martin étudie la faisabilité de devenir à terme le motoriste de l'écurie autrichienne. Pour son patron Andy Palmer, la voie tracée par la FIA et la FOM semble digne d'intérêt. « Aston Martin a assisté à la récente réunion de la FIA et a été profondément impliqué à travers ses propositions sur des solutions potentielles, a confirmé le dirigeant de la firme britannique dans un entretien accordé à Motorsport.com. Nous sommes encouragés par les directions prises et continuons d'étudier une potentielle solution pour Aston Martin en vue de 2021. La clé sera la façon dont les coûts de développement seront contrôlés pour rendre la participation de motoristes indépendants viable. » L'arrivée de la marque comme cinquième motoriste aux côtés de Ferrari, Mercedes, Renault et Honda reste donc du domaine du possible. Mais, du côté des écuries, le flou est de mise car seuls les motoristes ont pu participer au premier cycle de discussions ayant permis la mise sur le papier du concept présenté ce mardi. « Jusqu'ici, les équipes n'ont pas été invitées aux réunions moteur. Donc nous sommes assez aveugles sur cette question, nous espérons être bien plus éclairés après mardi, a ajouté Paddy Lowe, directeur technique de l'écurie Williams. Nous ne savons pas vraiment ce qui sera discuté. Rien de ce que nous avons entendu n'est très ferme, tout est très imprécis, donc nous ne nous appuyons pas trop dessus. » Un point de vue qui se rapproche de ceux exprimés notamment par Eric Boullier, directeur sportif de McLaren, ou Bob Fernley, directeur adjoint de Force India.
Wolff ne cache pas sa déception
Du côté de Mercedes, qui a su gérer au mieux le passage à la génération actuelle de moteurs avec une domination quasiment totale depuis 2014, la recette proposée par la FIA semble ne pas bien passer. Dans une réaction recueillie par le magazine allemand Auto Motor und Sport, le patron de l'écurie allemande Toto Wolff a été clair. « Le concept semble similaire à celui actuellement en vigueur mais cela signifie également le développement d'un moteur complètement neuf. Cela va nous obliger à travailler sur deux moteurs en même temps entre 2018 et 2020, assure l'Autrichien. C'est plus une vision qu'un règlement et c'est leur vision plus que celle des motoristes. Mais il est important de définir ensemble ce que la F1 devra être en 2021 et pas seulement du point de vue de la motorisation. » Sans dénigrer la volonté montrée par la FIA et la FOM de mener des discussions sur le futur de la F1, Toto Wolff assure que, pour lui, le processus menant à la définition du moteur 2021 ne fait que commencer. « Ce qui nous a été présenté est, au mieux, le point de départ d'un dialogue que quelque chose auquel nous avons donné notre accord. Il y a du positif mais surtout du travail à faire, ajoute le patron des Flèches d'Argent. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a différentes opinions et que ce à quoi nous avons assisté, c'est à une présentation de la part des dirigeants de la F1, pas de la part des motoristes. Maintenant, nous allons attendre et voir ce qui sera effectivement mis sur la table et démarrer les discussions à partir de là. » Un point de vue qui est partagé par Cyril Abiteboul, directeur de Renault Sport F1, dans un entretien accordé au quotidien L'Equipe où il assure également souhaiter que la discussion soit ouverte sur la réglementation châssis et sur la redistribution de l'argent de la FOM entre les écuries. La F1 est encore loin d'une formule miracle mais la volonté de discuter le plus largement possible est là.

 
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