Les Sky, c'est no limit

Froome était le plus fort, devant Evans et Wiggins. (Reuters)

Froome était le plus fort, devant Evans et Wiggins. (Reuters)

Dès la première étape de moyenne montagne du Tour de France, l'équipe Sky a confirmé qu'elle avait bien la mainmise sur la course. Christopher Froome s'est imposé à la Planche des Belles Filles, devant Cadel Evans, tandis que Bradley Wiggins s'est emparé du maillot jaune à l'issue d'une montée verrouillée par son équipe. Côté Français, Pierre Rolland a le mieux résisté, en ne lâchant que 46 secondes.

Très forts, trop forts… Grands favoris du Tour de France, Bradley Wiggins et ses coéquipiers le sont encore plus après la première arrivée en altitude de ce Tour de France. La redoutable et rédoutée Planche des Belles Filles a tenu toutes ses promesses, et a livré de belles indications sur la forme des différents prétendants au podium de la Grande Boucle. Le grand ménage a été fait par l’équipe Sky qui, après avoir imprimé un train d’enfer durant les six kilomètres d’ascension vers la station de ski vosgienne, a réussi à remporter l’étape grâce à Christopher Froome, lieutenant de luxe, pendant que Wiggins se parait du maillot jaune. Une sacrée prise de pouvoir !

Il était tout simplement impossible de venir dérégler une machine Sky si bien huilée. Si les Garmin et les Liquigas ont bien roulé durant la journée pour revenir sur les sept échappés (Gautier, Riblon, LL Sanchez, Sorensen, Fofonov, Velits et Albasini), les hommes en noir n’ont laissé le soin à personne de venir jouer les arbitres une fois les premières rampes de la Planche abordées. Comme ils l'ont fait lors du Dauphiné, les hommes de Wiggins (Boasson Hagen, Rogers, Porte…) se sont relayés pour écrémer le peloton à une vitesse vertigineuse. Si Van den Broeck et Valverde ont été arrêtés par un incident mécanique juste avant l’ascension, Gesink, Leipheimer, Voeckler, Cancellara, Chavanel, Coppel, Schleck, Basso, Van Garderen, Martin, Scarponi et Sanchez ont tous été lâchés à la pédale dans la première partie de la montée vers la Planche des Belles Filles, classée en première catégorie avec 5,9 kilomètres de montée à 8% de moyenne.

Wiggins: "Je devais juste surveiller Cadel"

Certains, comme Coppel, y ont laissé plus de trois minutes. Et ils sont rares à s’être accrochés au wagon mené par Froome. Rolland, Zubeldia et Menchov ont lâché juste avant la flamme rouge, si bien qu’il ne restait plus qu’Evans, Nibali et le surprenant Taaramae derrière l’infernal duo du Team Sky avant le raidard final. Dans les derniers hectomètres, sur une piste de ski goudronnée pour l’occasion, avec des passages à 28%, Evans a bien tenté de faire exploser Wiggins pour grappiller ne serait-ce que quelques secondes. Mais il n’a pu lui prendre que quelques mètres, comblés juste avant la ligne, avant de se faire sauter par le virevoltant Froome, révélation de la dernière Vuelta, qu’il avait terminée à la 2e place.

"Je rêve de ça depuis le début de la saison, a confié Wiggins sur Eurosport à propos de ce maillot jaune tant désiré. C’est une sensation exceptionnelle. C’est un rêve d’enfant. On s’entraîne pour ça toute l’année. On n’avait pas besoin de faire plus. Bravo à Christopher (Froome, ndlr). Moi, je devais juste surveiller Cadel et récupérer le maillot jaune. Je ne voulais pas perdre de temps sur lui. C’est magnifique pour nous. Cadel ? Je savais qu’il allait tenter quelque chose. On a survécu à une première semaine difficile." Les Sky ont même fait mieux que ça. Il faudra être très costaud ou très malin pour les déloger du sommet du classement général. Evans, Nibali et les autres ont (encore) du pain sur la planche.

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