Fiasco killed Radioshack

RadioShack accuse le coup après le dopage de Frank Schleck. (Reuters)

RadioShack accuse le coup après le dopage de Frank Schleck. (Reuters)

Le contrôle positif de Frank Schleck révélé mardi soir par l'UCI est un nouveau coup dur pour l’équipe RadioShack. Auteure d'un mauvais début de saison, la formation américaine attendait beaucoup de ce Tour de France 2012 mais le forfait d'Andy Schleck avait déjà plombé ses ambitions. On essaie pourtant de faire contre mauvaise fortune bon cœur.

Et si l’aventure Leopard-Trek lancée en 2011 et devenue Radioshack cette année, suite à la fusion avec l’équipe américaine, tournait au fiasco. Après une première année mitigée au sein du peloton, l’équipe créée autour des frères Schleck, qui avaient dû se contenter des 2e et 3e places sur le Tour 2011 derrière Cadel Evans, pensait franchir un palier en 2012, mais rien ne tourne rond depuis le début de l’année. Après la chute de Fabian Cancellara, privé de la majeure partie de la saison des classiques, c’est Andy Schleck, déjà en méforme depuis le début de l’année, qui s’est retrouvé à terre sur le Critérium du Dauphiné et a dû renoncer à disputer le Tour de France dont il était l’un des grands favoris. Pour couronner le tout, le conflit entre le manager Johan Bruyneel et les deux frères les plus célèbres du peloton a éclaté au grand jour. Mais ce n'est pas tout...

Le coup de grâce est intervenu mardi lors de la seconde journée de repos de la Grande Boucle, lorsque l’UCI a fait savoir à Radioshack que l’aîné de la fratrie, douzième du classement général, mais qui pouvait pourquoi pas envisager une victoire d’étape dans les Pyrénées, avait été contrôlé positif à la Xipamide, un diurétique, le 14 juillet dernier lors de l’étape entre Saint-Paul-Trois-Châteaux et le Cap d’Agde. Comme on pouvait s’y attendre, le principal intéressé "conteste formellement avoir pris une quelconque substance interdite", a-t-il indiqué dans un communiqué transmis à RTL, et se dit même prêt à "porter plainte contre X pour empoisonnement", si l’analyse de l’échantillon B confirme le premier résultat.

Gallopin: "Les coureurs sont abattus"

S’il n’est pas encore suspendu à titre provisoire, son équipe a décidé de le retirer de la course. Une sage décision selon le directeur sportif Alain Gallopin. "J'ai pris la décision d'aller au commissariat parce que je ne voulais pas qu'on voit les images des policiers dans notre hôtel, a confié l’oncle de Tony Gallopin, le grand espoir tricolore de la formation luxembourgeoise, qui, malade, a abandonné lors de la 13e étape. La personne de l'Oclaesp (office central de lutte contre les atteintes à la santé et à l'environnement, ndlr) nous a dit : « Il n'y a pas d'affaire Schleck parce que ce produit n'est pas sur ma liste »". L’entraîneur français doit désormais trouver les mots pour motiver le reste des troupes. "Les coureurs sont abattus surtout avant une étape comme celle-là avec l’Aubisque, le Tourmalet, Aspin et Peyresourde, mais nous allons faire le maximum pour Haimar (Zubeldia) qui est sixième au général".

Même son de cloche de la part du Belge Maxime Monfort, rencontré au moment de la signature, avant le départ. "J’ai confiance en Frank et j’espère que les choses vont s’éclaircir très vite. On reste soudé dans l’équipe, on fait un Tour plus que correct jusqu’à maintenant et on a encore des choses à faire. On reste concentré et on va montrer qu’on a du caractère". Il leur en faudra pour résister à la pression médiatique qui ne va manquer d’entourer leur équipe, dont l’avenir semble de plus en plus incertain, jusqu’à l’arrivée à Paris.

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