Valverde peut faire le coq

Alejandro Valverde a remporté sa deuxième victoire sur cette Vuelta. (Reuters)

Alejandro Valverde a remporté sa deuxième victoire sur cette Vuelta. (Reuters)

L'explication de texte entre les quatre cadors de la Vuelta s'est poursuivie samedi sur les terribles lacets du col de la Gallina, théâtre de la huitième étape de cette édition 2012. Et si Rodriguez a conservé son maillot de leader, ce sont Valverde, vainqueur du jour, et Contador, le plus aérien dans les pourcentages les plus durs, qui ont marqué les esprits là où Froome a marqué le coup.

Une vraie belle course de côte. A chaque jour sur la Vuelta 2012 son terrain de jeu diversifié et son arrivée inédite. Et à chaque fois depuis le départ de Pampelune, samedi dernier, les quatre mêmes hommes forts qui se détachent dès que la pente s'élève. Valverde, Rodriguez, Contador et Froome, dans l'ordre d'arrivée de cette huitième étape entre Lleida et Collada de la Galina, ont une nouvelle fois fait la différence sur cette dernière montée inédite aux pourcentages élevés (7,2 km à 8% de moyenne). Et si l'on pensait, un moment, que le "Kenyan blanc", bien emmené par ses partenaires, allait faire l'étalage de sa puissance dans le final, il a fini par s'incliner face au petit contingent espagnol, réglé au sprint par Valverde, vainqueur de sa deuxième étape sur cette édition et nouveau porteur du maillot à pois.

Arrivé au pied de cette dernière ascension avec 2'30" de retard sur un petit groupe d'audacieux (Buffaz, Moinard, Ramirez, Meyer, Aramendia), le peloton a immédiatement volé en éclats sous la cadence infernale de l'équipe Sky. Porte, dans les premiers lacets, puis le virevoltant colombien Henao (Uran, tombé la veille, était dans un jour sans) ont mis sur orbite leur leader Froome, lui offrant une formidable rampe de lancement sur une arrivée au sommet qu'il ne connaissait pas. Tel était peut-être l'erreur du dauphin de Cobo sur l'édition précédente qui, au contraire des autres cadors, n'avait pas pris soin de reconnaître ce col irrégulier, très difficile dans sa deuxième partie.

Car après avoir assumé ses responsabilités en menant le train sur cette sinueuse route andorienne, le Britannique a lâché du lest dans les derniers hectomètres, les plus durs, lorsque Contador s'est dressé sur ses pédales pour se faufiler entre les spectateurs. En bons puncheurs, Valverde et Rodriguez sont revenus comme des boulets sur le double lauréat du Tour de France là où Froome a pioché, concédant 15 secondes sur la ligne d'arrivée, sans compter les bonifications. Voilà comment cette micro-défaillance vient ajouter du piment à cette course qui n'en manque pourtant pas, entre parcours inhumain et niveau relevé. Rodriguez, étonnant de pugnacité, a encore le maillot rouge sur les épaules, avec désormais 33 secondes d'avance sur Froome, 40 sur Contador et 50 sur Valverde, mais n'est pas à l'abri de connaître le même sort que le leader des Sky, aujourd'hui. Car sur cette Vuelta, la vérité du jour n'est pas celle du lendemain.

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