Gilbert et son monde

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Gilbert devra se méfier de Sagan et Valverde. (Reuters)

De retour en très grande forme, Philippe Gilbert est annoncé comme le principal favori de la course en ligne des Mondiaux de Valkenburg. Le Belge, soutenu par son équipe et même Tom Boonen, n’est pas le seul à briguer le maillot arc-en-ciel en haut du Cauberg. Sagan, Valverde, Boasson Hagen et Gerrans aussi.

Après une saison 2011 exceptionnelle, Philippe Gilbert a mis du temps à digérer. Mais son année d’errance a pris fin sur les routes de la Vuelta où il a brillamment remporté deux étapes, avec la manière. Et nombreux sont ceux qui le propulsent comme le grand favori de la course en ligne des Mondiaux de Valkenburg dimanche. "J'étais au tout premier rang lors de ses victoires à la Vuelta, tant à Barcelone qu'à La Lastrilla. Celui qui bat Gilbert est champion du monde. Pour moi, c'est aussi simple", a ainsi lancé Gianni Meersman dans la presse belge. "Quand Phil mettra une patate dans la dernière ascension du Cauberg, il n’y aura pas grand monde à pouvoir le suivre", a prédit Bjorn Leukemans, un autre de ses coéquipiers au sein de l’armada belge.

Le décor est planté. Sur un parcours de classique, avec plus de 260 kilomètres de course, la quête du maillot arc-en-ciel devrait offrir une belle explication entre les meilleurs puncheurs du peloton. A ce jeu-là, Gilbert n’a pas beaucoup d’adversaires et il pourra en plus compter sur le dévouement loyal de tous ses équipiers, même Tom Boonen. "Si tout se passe bien, Philippe pourra mettre une attaque. Nous derrière, nous serons là pour tenter de bloquer la course et pour jouer notre deuxième carte avec moi si la tentative de Phil échoue", a détaillé le champion du monde 2005.

Pour Gilbert, la pression est donc immense. "J’ai sept heures pour sauver ma saison, a-t-il résumé. Beaucoup de mes supporters seront présents. Cela me motive énormément. Je sais déjà où et quand je passerai à l’attaque." Dans la dernière des dix ascensions du Cauberg, habituel juge de paix de l’Amstel Gold Race qu’il a remportée à deux reprises, en 2010 et 2011. Seule différence, la ligne d’arrivée est située un kilomètre après le sommet. "S’il est avec un gars rapide qui refuse de le relayer, alors nous aurons un problème, a souligné Leukemans. Car il sera bien difficile aussi pour l’un de nous de pouvoir le suivre et l’aider sur la fin."

Ce scénario redouté par l’équipe belge sera forcément celui recherché par les autres principaux prétendants au titre mondial. Rapide au sprint et costaud dans les bosses, Peter Sagan est peut-être l’adversaire le plus dangereux. Mais le Slovaque cache son jeu depuis quelques semaines, arguant que sa forme n’est pas aussi étincelante qu’au début de l’été quand il empilait les victoires sur le Tour de Suisse et le Tour de France. Les Espagnols, et surtout le trio de tête de la Vuelta (Contador, Valverde et Rodriguez), ont aussi de sérieux arguments et un joker dans la poche arrière, Oscar Freire, qui vise un quatrième sacre mondial. L’Italie de Vincenzo Nibali, l’Australie de Simon Gerrans, la Russie d’Alexandr Kolobnev, sans oublier Edvald Boasson Hagen, Michael Albasini et les Néerlandais qui jouent à domicile, autant de menaces pour Philippe Gilbert et son rêve du maillot irisé.

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