Coupe de France
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Le 17/04/2007 Par AXEL CAPRON
De Sports.fr

Sochaux brise le rêve

Ils y ont cru jusqu'au bout. Après être parvenus à tenir en respect Sochaux pendant 90 minutes, les joueurs de Montceau ont fini par céder pendant la prolongation de leur demi-finale de Coupe de France, suite à des buts de Grax et Leroy (2-0). Les pensionnaires de CFA, qui avaient sorti aux tours précédents Bordeaux et Lens, n'imiteront pas Calais, finaliste en 2000, tandis que Sochaux disputera sa cinquième finale de Coupe de France face au vainqueur de l'autre demi-finale qui opposera mercredi Marseille à Nantes.

Leroy et Sochaux ont longtemps piétiné avant de faire la différence.Leroy et Sochaux ont longtemps piétiné avant de faire la différence.
Cette fois, le miracle n'a pas eu lieu. Il s'en est fallu de peu, puisque longtemps, Montceau a tenu la dragée haute à une équipe de Sochaux qui n'a jamais su prendre cette demi-finale par le bon bout, mais la fatigue a finalement eu raison de courageux Bourguignons qui ne rééditeront pas leurs exploits des tours précédents face à Bordeaux et Lens. Les hommes d'Alain Perrin savaient à quoi s'attendre dans un stade Jean-Laville presque entièrement acquis à la cause des petits Poucet, il leur a fallu s'armer de patience pour logiquement et implacablement faire la différence pendant la prolongation grâce à Grax et Leroy contre des pensionnaires de CFA qui n'en pouvaient physiquement plus (2-0).

La tactique des Montcelliens était claire au coup d'envoi: tenir le plus longtemps possible en espérant tromper une seule fois au moins la vigilance de Richert. Ce dernier, en dehors de deux essais de Courtambert, d'un poteau en toute fin de match et de quelques centres à négocier, n'a pas vraiment été inquiété, mais la réciproque est vraie: Montceau, hormis pendant la prolongation n'a pas souffert outre-mesure face à son adversaire de Ligue 1. Logiquement, ce dernier prend d'entrée le jeu à son compte. A deux reprises, Dagano, titularisé en pointe au côté de Grax, fait peser le danger sur la défense bourguignonne, tandis que Grax et Leroy se gênent sur un centre mal dégagé par la défense adverse (13e).

L'équipe de CFA subit, mais sans être réellement bousculée, ce qui lui permet de peu à peu s'enhardir. Les occasions sont cependant inexistantes et il faut attendre la 33e minute pour assister à la première véritable de la rencontre, elle est sochalienne avec une belle action personnelle de Grax conclue par un tir à ras de terre sorti du pied par Crétin. L'ouverture du score est encore plus proche cinq minutes plus tard avec une reprise de Leroy sauvée sur sa ligne par Beaucaire (38e), tandis que le premier essai montcellien intervient à la 40e minute, mais la frappe lointaine de Ducloux est sans danger pour Richert. 0-0 à la pause, la première partie de la mission est atteinte pour les hommes du tandem Large-Chandioux, conscients que le temps qui passe joue en leur faveur.

Grax et Leroy enfoncent Montceau

Reste à tenir encore au retour des vestiaires face à des Doubistes toujours dominateurs, mais jamais vraiment dangereux. La tension monte d'un cran entre les deux formations, les contacts deviennent plus rugueux avec des Sochaliens de plus en plus énervés de ne pas parvenir à prendre le dessus sur leurs adversaires. Pitau place une tête à côté sur un centre de Grax (69e), rare occasion de ce second acte qui se résume plus à une rude bataille de tranchées, avec des Montcelliens aussi courageux qu'organisés face à des pensionnaires de Ligue 1 sans solution offensive, malgré les entrées en jeu d'Isabey et Quercia aux places de Potillon (blessé à la cuisse) et Dagano. Les Bourguignons se montrent même les plus menaçants, à l'image de cet essai de Courtambert qui frôle la transversale de Richert (82e), une occasion qui appelle une réplique sochalienne avec une reprise de Tosic contrée in extremis par le dos de Berger (83e).

Montceau tiendra bon jusqu'à la 90e minute et s'offre 30 minutes de rab pour continuer à rêver. Mais le rêve ne dure pas bien longtemps puisqu'on joue depuis cinq minutes dans cette prolongation lorsque Grax récupère au point de penalty un centre mal repoussé, se retourne et trompe Crétin d'une frappe du gauche (95e). Le coup est terrible pour le petit Poucet, de plus en plus éreinté par la répétition des efforts et les encouragements de Jean-Laville ne suffisent pas à redonner de l'énergie aux Bourguignons pour revenir, comme ils l'avaient fait en huitièmes de finale contre Bordeaux. Pire, Leroy ajoute un second but sur un contre mené côté droit par Quercia (112e), enfonçant définitivement une formation montcellienne qui quitte la compétition avec les honneurs, mais aussi de gros regrets d'être passée si près du Stade de France.

Montceau n'imitera pas Calais, finaliste en 2000, Sochaux jouera sa cinquième finale de la Coupe de France le 12 mai au Stade de France face au vainqueur de Marseille-Nantes avec l'espoir de décrocher un trophée qui le fuit depuis 1937...