Schilb, et fidèle en plus...

 Schilb-Chalon

Blake Schilb espère briller en Euroligue.

Sollicité par plusieurs clubs étrangers cet été et testé par les Raptors en NBA, Blake Schilb a choisi de rester à Chalon-sur-Saône, où il disputera sa troisième saison. L’ailier américain, MVP de Pro A en 2011-2012, entend "prouver" qu’il a le niveau pour jouer en Euroligue.

Un mal profond et significatif touchait la Pro A depuis deux ans. Tous les MVP, français et étrangers, quittaient le pays aussitôt leur nouveau statut acquis. Ce fut ainsi le cas pour Ali Traoré et Ricardo Greer en 2010, Mickaël Gelabale et Samuel Mejia en 2011, ainsi que pour Fabien Causeur cet été. Ça aurait aussi pu être le cas pour Blake Schilb. Mais l’ailier américain (28 ans, 2,01 m), si déterminant dans le triplé réussi par Chalon-sur-Saône (Semaine des As, Coupe de France, Championnat), a décidé de rester et d’honorer sa troisième année de contrat à l’Elan.

Un choix que celui que l’on surnomme "The Blade" assume pleinement. "Vous savez, j’aurais pu gagner deux ou trois fois plus d’argent ailleurs, explique-t-il dans les colonnes du quotidien régional Le Journal de Saône-et-LoireMais pour moi, la loyauté est essentielle. Je ne serai parti que pour la NBA. Mais à partir du moment où je revenais en Europe, c’était forcément à Chalon, comme je l’avais promis. Pour moi, la santé et le bonheur de ma famille l’emportent sur l’argent. Et personne ne peut penser à ma place."

Si Gregor Beugnot aurait sans doute également aimé retenir Malcolm Delaney et Alade Aminu, le fait d’avoir conservé un joueur du talent de Blake Schilb représente une sacrée réussite, et l’assurance presque certaine que son équipe sera toujours compétitive en 2012-2013. Le président Dominique Juillot, qui a su trouver les arguments financiers pour le convaincre, parle lui d’"un vrai bonheur et d’une immense fierté" de voir l’ancien joueur de Nymburk rempiler en Bourgogne. C’est dire l’importance de l’ailier américain dans l’effectif chalonnais.

Une connexion avec Toronto

Avec les arrivées de Marcus Denmon au poste 2 et surtout de Shelden Williams à l’intérieur, Blake Schilb sera bien entouré et l’Elan parait suffisamment armé pour défendre son titre, mais aussi pour faire bonne figure en Euroligue. Une compétition que l’ex-pensionnaire de l’université de Loyola attend avec impatience et ambition. "Je veux prouver aux gens, aux coaches et aux scouts NBA que j’ai le niveau de l’Euroligue. Voilà ma motivation principale sachant que je pense être familiarisé aujourd’hui avec la Pro A", assure-t-il.

S’il est aussi inspiré sur la scène européenne qu’en 2011-2012 sur les parquets hexagonaux (16,4 points, 3,4 rebonds et 4,6 passes en 29,2 minutes de moyenne par match), Chalon peut espérer se qualifier au Top 16, ce qu’aucun club français n’a plus fait depuis Pau-Orthez en 2006-2007. Un bon moyen pour lui de convaincre pour de bon les Raptors, qui l’ont testé à l’intersaison, de le recruter l’an prochain ? "J’ai effectivement cette connexion aujourd’hui avec Toronto mais je n’y pense pas forcément", répond-il. Chaque chose en son temps.

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