Albicy, retour au bercail

Andrew Albicy a choisi de revenir au Paris-Levallois. (Reuters)

Andrew Albicy a choisi de revenir au Paris-Levallois. (Reuters)

Revenu, contre toute attente, au Paris-Levallois après une saison à Gravelines, Andrew Albicy retrouve son club formateur avec l’ambition de jouer les premiers rôles en Pro A. "Je me suis remis en question et je veux être le patron de cette équipe avec laquelle on peut viser le top 4" clame, dans un entretien au Parisien le jeune meneur, qui veut aussi retrouver l’équipe de France et rêve toujours de NBA.

La nouvelle a pu surprendre. Après une saison à Gravelines, où il a été élu meilleur défenseur de Pro A, Andrew Albicy est donc de retour au Paris-Levallois. "Je sais que certains m’attendaient à l’étranger et qu’ils pensent que je suis revenu parce que cela me rapproche de ma famille (en Seine-et-Marne, ndlr), mais c’est faux, se justifie le natif de Sèvres dans les colonnes du Parisien. Ce n’est pas un retour en arrière." Peut-être pas un retour en arrière mais un retour aux sources pour ce joueur de 22 ans formé au Paris Basket-Racing, avec lequel il avait effectué ses débuts dans l’élite du basket français en 2007, juste avant la fusion avec Levallois.

"Enfant du club", comme il se définissait avant son départ dans le Nord, il va y retrouver à la tête de l’équipe première celui-là même qui l’a formé. Et dont la présence a joué un grand rôle dans cet inattendu "come-back". "Christophe Denis a été l’un des premiers coaches à me faire confiance et il m’a harcelé pour que je vienne", avoue-t-il encore en souriant. "On a souffert l’an dernier sur le poste 1, avouait l’entraîneur francilien à BasketNews, avant le retour du fils prodigue. Dans les moments délicats, on a manqué de discipline. Ce manque de leadership nous a fait défaut." Un leadership que vont tenter d’incarner Albicy et Antoine Diot, qui formeront, sur le papier, un alléchant duo de meneurs internationaux tricolores, au sein d’un effectif également renforcé cet été par Maleye Ndoye, John Cox, Louis Labeyrie et Sean May.

"Je me suis remis en question et je veux être le patron de cette équipe avec laquelle on peut viser le top 4. Je vais continuer à travailler dur", clame celui qui veut rebondir après avoir vécu quelques semaines très difficiles, après l’élimination du BCM, pourtant premier de la saison régulière, dès son entrée en playoffs. Sa non-sélection pour les Jeux Olympiques et son absence de la draft NBA ont fini de lui faire connaître sa "période la plus sombre de basketteur." Revanchard, il rêve toujours de la prestigieuse ligue nord-américaine ("Tant que ce sera possible, je me battrai pour y aller", confesse-t-il encore) et de retrouver les Bleus, mais veut avant tout aider son club à jouer les premiers rôles. Avec l’effectif mis en place pour cette quatrième saison de rang en Pro A, l’ambition semble légitime.

Le Sport sur votre mobile
en images
Le doublé des Huskies Souvenir ! Heureux Ribéry ! Surprise Surprise Au forceps
à lire aussi