Bleus - Patrick Beesley : " Eviter que les joueurs viennent quand ils veulent "

Bleus - Patrick Beesley : ©Media365
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Rédaction Sport365, publié le mercredi 26 avril 2017 à 15h40

Interrogé en conférence de presse ce mercredi, Patrick Beesley est revenu sur la création du Team Basket France et sur la situation de Batum et de Gobert.

Patrick Beesley, quelles sont les raisons de la création de ce « Team France Basket » ?
Le Team France Basket sert à faire face à une situation exceptionnelle où on ne peut avoir de lisibilité sur la composition de l'équipe nationale contrairement aux années précédentes où nous possédions un effectif stable. Aujourd'hui, le contexte fait que nous sommes obligés de créer cela pour éviter de sélectionner des joueurs par défaut, le but est de mobiliser l'ensemble des forces vives. L'opération était d'aller voir tous les joueurs, de leur expliquer le contexte, leur expliquer ce que l'on souhaitait faire et savoir s'ils étaient prêts à s'engager, la décision leur revient, mais la majorité s'est engagée.

Est-ce une charte éthique ou disciplinaire ?
Je la qualifie de code éthique, ou de code de bonne conduite, c'est-à-dire que l'on a édicté des règles de bon sens de la vie de la sélection nationale. Cela sous-entend que l'on s'engage avec cette charte, si on ne vient pas en équipe de France c'est pour une raison valable. Des raisons que vous connaissez qui sont la NBA, les blessures et possiblement l'Euroligue.

Y a-t-il une sélection derrière ou est-ce une question de façade ?
Aujourd'hui il y a 37 joueurs. Certains peuvent rentrer, d'autres sortir, ce qui sous-entend que s'il y a une faute grave, un joueur pourrait sortir mais l'esprit n'est pas un esprit de sanction, ce n'est pas la démarche recherchée.

Le fait de voir Nicolas Batum apparaître dans la liste alors qu'il est forfait pour l'EuroBasket, ne remet-il pas déjà en cause cette charte ?
Nicolas est le deuxième joueur que nous avons rencontré après Boris Diaw. Nous l'avons vu au mois de décembre et il a tout de suite exprimé la problématique de l'été, cette situation compliquée qu'il vit, il ne savait pas qu'il n'accéderait pas aux play-offs, cela s'est produit avant la signature de la charte. Nous aurions pu lui dire au vu de sa position que nous n'acceptons pas sa signature. Mais c'est un engagement à long terme, donc à partir du moment où il participe à la Coupe du monde, aux Jeux et qu'il est là dès 2018, nous avons considéré que c'était une situation exceptionnelle, compte tenu qu'il vient d'enchaîner neuf années sans repos ou presque. Même s'il ne s'est pas qualifié pour les play-offs il ne pouvait pas l'imaginer au moment de notre rencontre.

Cela signifie-t-il qu'il y a une charte à deux vitesses, en fonction du statut et du championnat ?
On peut analyser les choses de cette manière, s'il n'y avait pas eu de charte, il aurait été reproché qu'aucun engagement n'existe. Maintenant ce n'est pas un document juridique qui entraînerait des procédures juridiques en cas d'absence d'un joueur, on a essayé d'impliquer tout le monde. L'équipe de France fait face à une problématique importante qui est la NBA, nous essayons de la gérer comme on peut, ce n'est pas simple mais cela fait quinze ans que nous gérons le dossier.
Beesley : "Nous avons fait passer le message au Jazz, la direction leur appartient"
Qu'en est -t-il de Rudy Gobert qui a manqué trois matchs de play-offs pour cause de blessure ?
Cette blessure n'est pas une bonne nouvelle, la direction du Jazz se projette dans l'été, veut éviter des blessures. De notre côté, nous avons fait passer le message, désormais la direction leur appartient. Lui, a l'envie de venir comme il nous l'a confié. Il sait ce qu'il représente pour la sélection nationale et que sa présence est importante pour la qualification aux Jeux.

Vincent (Collet) a dit que Nicolas Batum serait sûrement là l'année prochaine, qu'en pensez-vous ?
Ce que je veux éviter c'est que les joueurs viennent quand ils veulent, il sera présent si Vincent le sélectionne. Simplement, quand il a émis le souhait d'être présent au mois de juin 2018, cela voulait dire qu'à la fin de son championnat, il serait disponible.

L'équipe de France n'est donc pas un hôtel, selon vous ?
Le but est d'éviter de passer le message que chacun vient quand il veut. Ceci étant, les problématiques liées au contexte NBA font que certain joueurs sont disponible à certains moments

Le cas Noah a-t-il eu un impact dans cette décision ?
Non. Je rappelle que nous n'avons pas couru après Noah, il a fait un championnat d'Europe en Lituanie important qui nous a permis d'aller aux JO de Londres. Donc le cas Noah, n'a rien à voir avec cette décision.

Que pensez-vous des calendriers ? Cela pourrait-il impliquer qu'il y ait deux équipes (une pour les qualifications et une pour la Coupe du monde) ?
La rencontre avec les 37 joueurs avait pour but de leur expliquer le scénario possible. Certains pouvant être présents pour les qualifications et ne pas participer à la Coupe du Monde, ils sont donc conscients de la situation et ont signé en connaissance de cause.

 
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