Olympiakos, le miracle

L'Olympiakos a dominé à l'arraché le CSKA Moscou en finale de l'Euroligue. (Reuters)

L'Olympiakos a dominé à l'arraché le CSKA Moscou en finale de l'Euroligue. (Reuters)

Mené pendant presque toute la finale de l’Euroligue, l’Olympiakos a coiffé le CSKA Moscou sur le fil (62-61), dimanche soir à Istanbul. Les Grecs, titrés pour la deuxième fois de leur histoire, peuvent remercier Spanoulis, désigné MVP de ce Final Four 2012, mais aussi et surtout Printezis, auteur du lay-up de la victoire à 0"7 du buzzer !

Un match de basket n’est jamais fini face aux Grecs. Jamais. Pour avoir oublié un peu trop tôt ce principe de base, le CSKA Moscou s’est fait souffler le titre par l’Olympiakos (61-62), dimanche soir à Istanbul, lors d’une finale de l’Euroligue longtemps, très longtemps à sens unique. Alors qu’ils ont compté jusqu’à dix-neuf points d’avance dans le troisième quart-temps (53-34, 28e), les Russes ont été coiffés sur le fil, à 0"7 du buzzer exactement, sur un lay-up victorieux de Georgios Printezis que personne n’aurait pu prédire.

Un exploit, un miracle, que l’Olympiakos doit aussi à la maladresse et à la fébrilité des Moscovites, qui ont craqué dans le money-time, à l’image de Milos Teodosic et Ramunas Siskauskas. A eux deux, ils ont manqué trois lancers francs dans les trente dernières secondes de la rencontre. Une aubaine pour les joueurs du savant Dusan Ivkovic qui, eux, n’ont pas tremblé. Deux ans après leur finale perdue à Paris contre Barcelone, et surtout quinze ans après leur dernier sacre, les Grecs inscrivent leur nom au palmarès pour la deuxième fois de l’histoire.

Teodosic n’a pas suffi

Désigné MVP de ce Final Four 2012, aussi bien pour sa performance face au Barça en demi-finale (21 points, 3 rebonds, 6 passes) que pour la copie rendue contre Le Pirée (15 points, 2 passes), Vassilis Spanoulis a été très précieux, au même titre que Kostas Papanikolaou (18 points, 4 rebonds) et Marko Keselj, auteur d’un seul tir primé dans ce match, celui qui a sonné la révolte des siens (48-53, 33e). Avant de devenir le héros de son équipe, Georgios Printezis (12 points, 4 rebonds) a également contribué à ce come-back irréel en ramenant les siens à seulement trois longueurs (52-55, 36e). Le début de la fin pour le CSKA, archi-favori avant la partie et encore plus après trois quart-temps.

Ancien joueur de l’Olympiakos, Milos Teodosic (15 points, 4 rebonds, 3 passes) a failli jouer un bien vilain tour à ses ex-coéquipiers en inscrivant trois paniers à longue distance consécutifs dans le deuxième quart (25-13, 15e), après un premier acte ultra-défensif (10-7, 10e). La machine russe s’est alors mise en route, Andreï Kirilenko (12 points, 10 rebonds) et Nenad Krstic (11 points) appuyant à leur tour sur la gâchette. Mais "AK47" et son lieutenant ont eu le tort de ne pas vider tout leur chargeur et la bête blessée qu’était alors le club grec s’est révélée diabolique. Les hommes de Jonas Kazlauskas s’en voudront sûrement. Ils auront raison.

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