La Chorale fait entendre sa voix

Collins, ici face à May, a forcé la décision en deuxième période. (Maxppp)

Collins, ici face à May, a forcé la décision en deuxième période. (Maxppp)

Première victoire de la saison en Pro A pour Roanne, et ce au bout de la troisième journée. Vendredi soir, à la Halle André Vacheresse, la Chorale, dans le sillage de Coleman Collins (15 points, 13 rebonds), a fait déchanter le Paris-Levallois (74-65), candidat au titre de champion de France. Quelques minutes après, Strasbourg a glané son deuxième succès de rang, contre Dijon (78-67 a.p.).       

"On était dos au mur. C’est un match qu’on devait gagner à tout prix." Soulagé, Coleman Collins. Décisif lors de la deuxième mi-temps du match d’ouverture de la 3e journée de Pro A face au Paris-Levallois (74-65), l’intérieur formé à l’université de Virginia Tech, auteur de 15 points et 13 rebonds, n’a pas masqué son contentement au micro de Sport + après le premier succès de son nouveau club, contre des Franciliens jusqu’alors invaincus. Une victoire qui s’est dessinée dans les toutes dernières minutes, puisque les deux équipes étaient à égalité à trois minutes du buzzer (62-62). Mais la détermination de la Chorale a fait la différence.
 
"On n’a pas été dans le combat, et c’est ce qui nous coûte le match, regrette Andrew Albicy, en panne d’adresse à la Halle Vacheresse (2 points à 0/5 aux tirs mais 6 passes et 4 interceptions). On savait qu’ils avaient envie de revenir après deux défaites, et ils nous ont pris beaucoup de rebonds offensifs…" Plus combatifs, les hommes de Luka Pavicevic ont donc largement dominé la bataille du rebond (50 à 30 dont 14 rebonds offensifs à 6), Matt Howard finissant, comme Collins, avec un double-double (11 points et 11 rebonds).

Diot manque le tir de l’espoir

De quoi faire plier l’armada parisienne emmenée par le duo d’anciens de North Carolina Jawad Williams (20 points et 6 rebonds) et Sean May (16 points et 6 rebonds), même si les troupes de Christophe Denis ont longtemps cru qu’elles allaient pouvoir arracher un troisième succès. Après une bonne entame (10-4, 5e), les Roannais encaissent ensuite un 6-0 mais terminent tout de même le premier quart en tête (18-12). D’abord très maladroits à longue distance, les Franciliens vont progressivement régler la mire, à l’image de N’Doye et surtout de Williams, pour logiquement prendre le contrôle de la partie (30-38, 20e).
 
Mais le troisième quart va sonner le réveil de la Chorale, qui passe notamment un 12-0 à ses visiteurs du soir pour faire le trou (48-43, 26e). Distancés, les Parisiens restent au contact grâce à Williams et May, et reviennent même à hauteur (62-62), mais les Roannais tiennent bon. Antoine Diot, qui ne figurait pas dans le cinq de départ, manque alors le tir de l’espoir à 64-70, laissant ses hôtes triompher. Enfin.
Dans le deuxième match de la soirée, Strasbourg, qui faisait ses débuts à domicile après deux premiers matches à l'extérieur, a eu besoin d'une prolongation pour venir à bout de Dijon (78-67, a.p.). Gerald Fitch termine meilleur marqueur de la rencontre avec 23 points mais c'est bien le MVP étranger 2010 Ricardo Greer (11 points, 11 rebonds, 5 passes et 3 interceptions) qui aura été le principal artisan de ce succès, contre des Dijonnais qui encaissent un deuxième revers de rang.