Gomis: "On rêve d’une médaille d’or à la maison"

Emilie Gomis et les Bleues visent l'or à l'Euro 2013 à domicile.

Vice-championnes olympiques, les Bleues évolueront avec les Britanniques, les Serbes et les Lettones dans le Groupe C de l’Euro 2013. Un championnat d’Europe à domicile où "les Braqueuses" espèrent bien briller, à l’image de la néo-Montpelliéraine Emilie Gomis, qui "rêve d’une médaille d’or à la maison…"

Emilie, ce tirage au sort de l’Euro 2013 vous permet-il déjà de vous projeter sur cette compétition ou êtes-vous toujours dans l’euphorie de votre médaille d’argent olympique ?
On reste encore dans l’engouement des J.O., on n’a pas envie que ça parte comme ça ! On va essayer de rester dans cette dynamique des Jeux, parce que c’est ce qui fait qu’on arrive actuellement à promouvoir le basket français, et que les gens s’intéressent à nous. Et puis l’Euro est dans un an, on a le temps de le préparer. Ça tombe d’ailleurs super bien qu’il se déroule en France, il n’y avait pas meilleur scenario ! Maintenant, on veut toutes faire un bon championnat et montrer une bonne image, avant ce championnat d’Europe. Parce qu’on rêve d’une médaille d’or à la maison…
 
 Céline Dumerc disait que vous n’étiez pas encore redescendues de votre nuage depuis Londres. La visite cette semaine à l’Elysée n’a pas dû aider ?
On redescend, mais ça remonte assez vite ! Quand on est dans notre club tout est normal, après ça remonte vite quand on va à l’Elysée par exemple, c’est sûr ! A Montpellier, j’ai des sollicitations à droite, à gauche et ça fait toujours plaisir même si c’est un peu fatiguant, je ne vais pas mentir. Maintenant, on espère que tout ça va continuer pendant l’année, que ce n’est pas que pour nous voir sur les Champs-Elysées ou à l’Open LFB, et qu’on va vraiment suivre notre championnat. Car tout ça peut très vite retomber s’il n’y pas d’actualité sur nous et qu’on n’est pas suivi par les médias.
 
 Après vos performances aux Jeux, vous serez forcément favorites de cet Euro disputé à domicile…
Après un tel parcours, les gens n’attendent que ça. On la pression mais on a une base, une équipe solide. On n’y va pas en se disant qu’on n’a pas le niveau. Depuis plusieurs années, on a prouvé qu’on pouvait battre les meilleures. A nous de continuer sur cette lancée là et de proposer le même jeu, tout simplement.
 
 

La Grande-Bretagne, face à qui vous aviez remporté une difficile victoire à Londres, sera-t-elle votre principale adversaire au sein de ce groupe C ?
Tout le monde va être à surveiller. On n’a pas joué la Serbie depuis tellement d’années qu’on ne sait pas ce que ça va donner, on a eu du mal face aux Britanniques chez elles sauf que là on sera chez nous…. Toutes les équipes vont être à prendre au sérieux. Aux Jeux, on n’a pas battu d’équipe facilement, sauf la Russie en demi-finale. Mais c’était exceptionnel. Donc ça ne va pas changer. Tous les matches vont être compliqués et difficiles jusqu’au bout. Mais ce genre de challenge ne nous fait pas peur.
 
 Comment se déroule vos premières semaines montpelliéraines, alors que vous allez rater le début de la saison et l’Open LFB sur blessure ?
En fait, je suis toujours blessé au mollet. C’est le même problème que j’avais pendant les Jeux. Et j’avais fait le choix d’y participer, même blessée. Je le paie aujourd’hui. Mais il vaut mieux perdre du temps maintenant qu’en fin de saison, avec le championnat d’Europe en ligne de mire. Après je suis un peu déçue de ne pas pouvoir jouer le match à Paris, mais il faut quand même que je me repose. Sinon, tout se passe très bien avec mes nouvelles coéquipières à Montpellier. On peut avoir l’ambition de remporter le titre. On vise les quatre premières places, et on veut aller le plus loin possible. L’année dernière, le club est arrivé en finale. Donc on sait ce qu’il nous reste à faire si on veut faire mieux…