Les raisons qui peuvent expliquer l'élimination prématurée des Bleus à l'Euro

Les raisons qui peuvent expliquer l'élimination prématurée des Bleus à l'Euro©Media365
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Marie Mahé, publié le dimanche 10 septembre 2017 à 11h24

Sortis samedi dès les huitièmes de finale par l'Allemagne, pour la première fois depuis 1997, l'équipe de France a quitté l'EuroBasket par la toute petite porte. Mais pourquoi un tel fiasco ? Voici les raisons majeures.

Evan Fournier, un comportement extra-sportif qui a posé problème
Evan Fournier (24 ans, 1,99m) s'est montré très à son avantage en fin de huitième de finale contre l'Allemagne en terminant la rencontre avec 27 points. Insuffisant pour permettre à la France de se qualifier et pour faire oublier son très délicat début d'Euro. En plus de ses deux derniers matchs compliqués à titre personnel en phase de poules, l'arrière du Orlando Magic a également fait parler de lui pour son comportement extra-sportif contre la Slovénie. A la suite de sa disqualification après deux fautes techniques, le Français s'était alors emporté contre l'arbitre et n'était surtout jamais venu faire son mea culpa par la suite. Non retenu pour les Jeux Olympiques de Rio en 2016, Evan Fournier avait une belle carte à jouer cette année. Un Euro en demi-teinte pour le natif de Saint-Maurice.

Nando De Colo, un héritage trop lourd à porter
Après le retrait de Tony Parker de l'équipe de France, tous les yeux étaient tournés vers Nando De Colo (30 ans, 1,96m). L'arrière du CSKA Moscou aurait dû devenir le leader des Bleus, mais il a cruellement manqué d'impact offensif. L'ancien MVP de l'Euroligue n'a jamais su tirer son épingle du jeu et n'a jamais pu être vraiment complémentaire avec Evan Fournier et Thomas Heurtel. Sa moyenne de points par rencontre disputée (13,8 points) ne peut faire oublier sa maladresse (44,8%) et ses difficultés dans les moments décisifs des rencontres. Le Français a raté deux balles de match contre la Finlande (84-86) comme contre l'Allemagne (81-84) et présente un bilan peu reluisant de 0 sur 11 à trois points lors de ses trois derniers matchs. Nando De Colo a certainement payé le fait de n'avoir jamais été officiellement désigné leader par son sélectionneur, Vincent Collet.

La France, de nombreux talents mais d'incroyables problèmes collectifs
Alors qu'elle n'avait pas encore entamé l'Euro, la France était déjà privée de quelques éléments majeurs. Après l'arrière Nicolas Batum, c'est la pièce maîtresse en défense, Rudy Gobert (2,16m), qui avait préféré jeter l'éponge. Au sujet du pivot du Jazz, Vincent Collet avait parlé d'une absence « très préjudiciable », à la fin de la préparation. Et les prestations particulièrement délicates en défense de ses hommes sont allées dans son sens. L'équipe de France regorge de talents qui jouent dans les meilleurs championnats du monde et notamment en NBA. Pourtant tous ces joueurs ne se sont pas assez donnés au service du collectif. Résultat : d'incroyables problèmes défensifs donc, notamment lors de la phase de poules. Avec une moyenne de 84,4 points encaissés lors de leurs cinq premiers matchs, les Bleus ont entamé ces huitièmes de finale avec la plus mauvaise défense des engagés. Fatal pour la France, à qui on promettait un duel fratricide contre l'Espagne en cas de qualification pour les quarts. A l'issue du huitième de finale et passée la déception, le capitaine Boris Diaw a tenté de relativiser : « Il y a des échéances très importantes qui arrivent. On a les joueurs pour faire de belles choses ».

Vincent Collet et ses choix discutables
Après les premières difficultés, notamment défensives, entrevues contre la Finlande (84-86), Vincent Collet ne s'était pas montré particulièrement favorable à effectuer des changements dans son cinq majeur. Joffrey Lauvergne ne s'est pourtant jamais montré à son avantage dans cet Euro. Après une mauvaise entame contre la Finlande, le pivot des Bleus (2,10m, 26 ans) s'est bien repris contre la Grèce (95-87), mais pour le reste, le joueur des Spurs a manqué de régularité et a donc plutôt déçu. Vincent Collet a attendu le huitième de finale contre l'Allemagne pour le laisser sur le banc. A l'issue de la rencontre, le sélectionneur a dressé son propre bilan, pour L'Equipe : « J'étais réellement déterminé. Maintenant, j'accepte la sentence du jeu, du terrain. Je pense sincèrement que ce qu'on avait mis en place pour ce match n'était pas un mauvais plan de jeu. On l'a montré, quelque part, mais ça n'a pas suffi. Avec l'équipe qui était la nôtre, on avait les moyens d'aller en quarts de finale ».

 
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