Loeb, sans repos ni trêve

Sébastien Loeb demeure intouchable sur les routes de Trèves. (Citroën)

Sébastien Loeb demeure intouchable sur les routes de Trèves. (Citroën)

Ce week-end en Allemagne, il y a Sébastien Loeb et les autres pilotes WRC. Au soir de la deuxième étape, samedi, l'octuple champion du monde des rallyes possède déjà 1'42'' d'avance sur Jari-Matti Latvala et 2'12'' sur Mikko Hirvonen. Petter Solberg, lui, a abandonné.

Une neuvième victoire en Allemagne pour un neuvième titre de champion du monde ? C’est à cette heure un scénario plus que probable pour Sébastien Loeb. Dans son jardin de Trèves, là où il compte déjà huit triomphes à son actif – pour une seule déconvenue l’an passé – l’Alsacien est semble-t-il intouchable, dominant l’asphalte comme personne, en pneus durs comme en pneus tendres, sur piste sèche comme sous une pluie diluvienne. Et quand les éléments s’y mettent, la concurrence ne peut que constater les dégâts.

Lancée sous un véritable déluge, de plus en plus intense, la deuxième étape du rallye d’Allemagne a d’entrée mis l’octuple champion du monde dans les meilleures dispositions, favorisant nettement le premier de cordée, un Sébastien Loeb qui en l’espace d’une spéciale matinale doublait sa marge de manœuvre. Nanti alors d’une avance de 42 et 55 secondes sur ses deux rivaux fordistes, Petter Solberg et Jari-Matti Latvala, le leader du team Citroën pouvait dérouler. "Nous avons roulé sous une grosse averse mais j’ai eu moins de pluie que les autres, admettait-il à la mi-journée. C’est clair que l’on a pris un bon départ aujourd’hui et ce n’était pas évident dans ces conditions. On a été aidé dans la première spéciale mais on a globalement été bon ce matin, sans souci." A en écœurer ses adversaires, qui eux ont souffert.

Un temps revenu en troisième position au volant de sa Mini, Dani Sordo a vu ses espoirs de podium s’éloigner après une crevaison dans l’ES9, puis définitivement ruinés dans l’ES12, la fameuse spéciale de l’Arena Panzerplatte longue de plus de 46 km, celle-là même où Petter Solberg et Thierry Neuville ont tout perdu. Alors dauphin de Loeb, l’ancien champion du monde a dérapé aux deux-tiers du parcours. "C’est de ma faute, concédait après coup le cadet des frères Solberg. J’ai perdu l’arrière dans un long virage à gauche et je n’ai pas pu récupérer la voiture. On a glissé et heurté une pierre. Je suis très déçu car mon rythme était vraiment bon ce week-end…"

Latvala est cerné

Contraint à l’abandon, le Norvégien cédait ainsi le flambeau à son coéquipier Jari-Matti Latvala, lequel reprenait dès lors des couleurs après un début de journée calamiteux marqué par un tête-à-queue dans l’ES8. "Je suis déçu pour Petter, il était bien placé, regrettait le rescapé de l’ovale bleu. Notre but à présent est de terminer sur le podium. Loeb est inattaquable !" Son patron Malcolm Wilson s’efforçait pourtant d’y croire: "Maintenant, nous comptons sur Jari-Matti pour qu’il continue à mettre la pression. Si Loeb crève, il pourrait en profiter. Mais en même temps, nous sommes également sous pression car nous n’avons plus Petter en soutien."

Latvala se retrouve en effet bien seul au terme de cette deuxième étape, à 1’42 de Loeb et avec Mikko Hirvonen non loin de sa position. Poussif lors de la première journée, l’ancien pilote Ford a petit à petit trouvé son rythme au volant de la DS3 et ne pointe qu’à 30 secondes du son compatriote, à 2’12 de son coéquipier. "C’est vrai que je suis plus proche mais je ne pense pas pouvoir le rattraper grâce au seul rythme de pilotage. On ne sait jamais néanmoins ce qu’il peut se passer dans un rallye: une crevaison, une erreur de pilotage...", glisse l’intéressé, qui n’a manifestement pas renoncé au doublé Citroën.

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